Un petit tour et puis s’en va… Mais reviendra… Au Sri Lanka

Petit tour, petit tour… un grand tour plutôt !!

En effet nous sommes restés un mois dans ce superbe petit pays, nous avons loué une voiture et en avons fait un tour presque complet. 

Avant de faire ce tour du monde, je ne m’étais jamais dit « tiens ! J’irais bien au Sri Lanka, moi ! ». Cette petite larme de l’Inde ne faisait pas vraiment partie de mes destinations de prédilection. C’est Alex qui en a parlé le premier ; et puis un couple d’amis y est parti en voyage et en est rentré enchanté, ce qui a fini de me convaincre.

Pour parfaire ce désir du Sri Lanka, il faut dire que notre arrivée dans le pays coïncidait avec un ras le bol bien prononcé de la mousson que nous nous tapions, en Inde, depuis une dizaine de jours. Nous avions prévu de rester 1 mois en Inde mais la pluie a eu raison de notre patience et nous sommes partis plus tôt que prévu. De plus, après l’Inde, (et donc avant le Sri Lanka) nous devions aller passer dix jours aux Maldives, mais là-bas aussi, la mousson n’avait toujours pas fini son œuvre ; nous avons donc décidé de nous rendre directement au Sri Lanka sans passer par les cases Kérala -enfin on y est resté 3 jours mais sous la pluie- ni Maldives ( … et sans gagner 20.000).

Et bien dès notre arrivée à Colombo nous nous sommes vite félicités de la sage décision que nous avions prise. Déjà, nous étions contents de passer une journée entière sans aucune pluie, mais également de retrouver une ville « moderne » avec des trottoirs entiers, des poubelles, des « vraies » boutiques, des « vrais » restaurants… Un peu de confort quoi ! Anaé était au paradis lorsqu’elle est entrée dans le tout nouveau et clinquant centre commercial « City Center » de Colombo. Alex était aux anges de manger des cookies au chocolat (-et non je n’ai pas pu en faire ne serait-ce qu’une seule fois par manque de four !) et de pouvoir aller au cinéma dans des conditions optimales de confort. Pour ma part, j’étais particulièrement heureuse de me retrouver dans un appart (loué sur airbnb) avec l’eau chaude, un lit très confortable (en Inde et au Népal ils dorment sur des planches de bois !!) et surtout de ne pas partager le logement (surtout la salle de bain !) avec des insectes et autres batraciens en tous genres et de toutes tailles !!!! On dira ce qu’on voudra, nous sommes français, nous avons des repères, des habitudes, un style de vie… Et après 2 mois à vadrouiller on est content de retrouver le confort auquel on est habitué. On est content de le quitter ce confort quand on part en vacances quelques semaines, mais on est aussi très content de le retrouver. Et là, on en avait besoin. Surtout Anaé. 2 mois pour un enfant de 11 ans, c’est plus long que pour nous adultes. 

En Inde, justement, nous discutions avec un fabricant de chaussures en cuir qui nous racontait avoir passé 2 ans en Allemagne (où il a également « piqué » le procédé de fabrication de la marque Birkenstock : il fait exactement les mêmes, pour, vous imaginez bien, 10X moins cher). Et bien il nous disait que malgré le confort européen et le bien meilleur salaire, il est revenu en Inde car son pays, ses habitudes, ses repères, la chaleur moite et même la mousson –avec toutes ses contraintes- lui manquaient. On ne peut pas se renier.

Donc nous sommes contents de Colombo, ville agréable, à taille humaine, avec un magnifique coucher du soleil, pas de pluie, et des gens sympas. Nous nous y posons une semaine, puis la bougeotte nous reprend, et nous la quittons assez vite. Nous louons une voiture et décidons de faire tout le tour du pays depuis Colombo jusqu’au sud, puis de remonter toute la côte est, de passer par le nord et de descendre dans le centre du pays, en passant par les cités anciennes et la région montagneuse. 

Nous avons respecté notre itinéraire à la lettre. Il y a bien certaines marches que nous n’avons pas pu faire, notamment l’ascension de nuit de Adam’s Peak (le pic d’Adam), qui se fait en 6H environ, les nuits de pleines lunes à la lueur des lanternes. C’est un chemin très escarpé, les pèlerins partent vers minuit pour y arriver au lever du soleil. Certains font ça à genoux ou même à 4 pattes pour offrir leurs efforts à leurs Dieux. La période où nous y sommes passés ne correspondait pas à la pleine lune (donc pas éclairé par les lanternes), et faire ça de jour est bien trop compliqué pour Anaé car il fait très chaud ; et en journée cela prend bien plus de temps que la nuit. 

Nous n’avons pas non plus pris le train mythique (la voiture ne rentrait pas dedans), qui relie Kandy à Ella en passant sur le célèbre pont aux neuf arches, mais nous avons profité tout autant des magnifiques vallées émeraudes de théiers, à bord de notre fidèle et infatigable monture. L’avantage c’est que nous pouvions nous arrêter quand nous voulions pour profiter longuement de la vue sublime qu’offrent les champs de théiers en terrasse à perte de vue, et les forets d’arbres incroyables en haut des montagnes. Ainsi, nous avons pu également nous arrêter dans des plantations de thé, en déguster et en acheter quelques uns (notamment du thé blanc délicieux). 

Pour commencer notre petit tour, nous sommes donc partis vers le sud, pour faire escale à Galle. Notre nouvelle amie fidèle (la pluie) nous a retrouvés en chemin, mais ça allait, nous avions eu une pause agréable et puis surtout ce n’était plus des averses de 24h sans interruption comme c’était le cas en Inde. Bon notre séjour à Galle a bien été arrosé quand même ! Nous nous sommes fait d’ailleurs quelques frayeurs sur les routes/chemins car les bas cotés sont inexistants dans ce pays et donc les rizières inondées  débordent sur la route ; et qui dit rizières, dit terre, qui dit terre, dit boue ! Mais vraiment beaucoup de boue, bien grasse et donc bien glissante. 

Jusqu’à présent nous n’avions pas vraiment profité de la plage, mais nous avons profité de la mer, de la pleine mer, en faisant une sortie en bateau pour aller voir les baleines bleues (et un Alex vert) au large de Mirisa. Ce qui a vraiment été une expérience incroyable, excepté le mal de mer d’Alex qui a duré du début à la fin du voyage malgré des pilules anti-vomitives (mais pas anti-nausée !!). 

Voir ces gigantesques animaux a marqué le début d’une longue liste pour nous en terme d’animaux au Sri Lanka, car dès le lendemain à Tissamaharama, nous avons fait un safari dans le parc national de Yala où nous avons été très chanceux car nous avons eu la bonne fortune de croiser une grande partie de tous les animaux à voir dans ce parc : mangoustes, varans, crocodiles, marabouts, des martins pécheurs, des colibris, des aigrettes et plein d’autres oiseaux tous aussi magnifiques les uns que les autres et dont j’ignore le nom, des lièvres, des troupeaux entiers de biches, des centaines de paons et de buffles, des sangliers, des singes, des dauphins -pendant la pose déjeuner sur la plage !!-, un léopard, un ours, des élans, et bien sûr, des éléphants. 

Ce fut ma première rencontre avec l’éléphant, -nous en avions déjà vu au Népal, mais on ne pouvait pas vraiment parler de rencontre- et je dois dire que je suis tombée raide amoureuse de cet animal. Par la suite nous en avons croisés pas mal dans le pays et peu à peu nous avions moins d’appréhension à les approcher et les toucher. C’est vraiment un animal fabuleux avec qui tout passe (en tout cas pour moi) par le regard. Ce géant a un regard rempli d’humanité (pardon pour l’anthropomorphisme) qui nous capte et nous dit quelque chose. J’ai ressenti à chaque fois, une très très grande émotion à leur contact. Soutenir le regard d’un éléphant ne laisse pas indifférent, et d’ailleurs à un moment, on s’incline, en tout cas perso, en toute humilité je m’incline à chaque fois. En un coup de trompe il peut nous tuer, l’animal ! Ou pas ! Il peut aussi nous laisser le caresser et nous remplir (croit-on) d’un peu de sa puissance et de sa force… ou de je ne sais quoi, mais c’est sûr ! De lui à nous, il y a quelque chose qui passe.

Un autre animal m’a aussi pas mal fascinée dans ce pays. Un animal que je connaissais (croyais connaître) depuis longtemps mais que j’ai vraiment découvert ici. Il s’agit du paon. Peut être que cette (re)découverte est due au fait que cet animal est au Sri Lanka ce que les pigeons sont à Paris : il y en a partout, tout le temps ; tout les matins on est réveillé par des paons ; il y en a toujours un pour traverser la route ; ils sont dans les jardins, les villes… Nous n’avons pas arrêté de les photographier. Faut dire qu’on avait le choix En fait… certains se souviendront de cette mode, des années 70/80, d’avoir des plumes de paons chez soi. Je trouvais ça tellement vieux-jeu que j’en avais oublié de regarder d’où elles provenaient ces plumes ! Pourtant, c’est vraiment un oiseau majestueux… Un paon faisant la roue est d’une beauté remarquable, les bleus et verts, aux reflets nacrés, qui ornent ses plumes, font de lui un des plus beaux oiseaux à mes yeux. 

Nous avons continué notre route tout le long de la coté est, où là, pour le coup, nous avons vraiment profité des plages de sable blanc quasiment désertiques. En fait à chaque fois que nous allions nous baigner, nous avions la plage pour nous tous seuls. L’eau était très douce en température mais les vagues étaient tout de même très fortes. Anaé en a perdu son maillot dans les vagues, et ça m’a valu de porter un collier cervical pendant quelques jours. La mer m’a mise KO : en effet,  si on ne regarde pas les vagues arriver, elles nous surprennent et nous mettent littéralement à terre. La vague m’a presque assommée et m’a faite tomber, et le ressac m’a refaite tomber. Mon épaule gauche n’a pas aimé du tout et a tout donné à mes cervicales, qui, fragiles comme elles sont, n’ont pas supporté ! Mais malgré cela, nous avons vraiment bien profité de la plage, du soleil, du farniente. Car se baigner, manger des fruits délicieux et du poisson grillé, a constitué notre emploi du temps pendant cette dizaines de jours. Quel pied !!

Finalement et tranquillement, nous sommes arrivés jusqu’à Jaffna, au nord du pays, où nous en avons appris un peu plus sur le pays, sa guerre et sa diversité culturelle. Nous ne comprenions pas vraiment pourquoi, dans tout le pays tous les textes sont écrits en 2 langues, et nous ne savions pas (sans vraiment chercher à savoir, en vrai) de quelles langues il s’agissait. C’est notre rencontre avec Vanaja, une française nait sri lankaise à Jaffna, ayant fui la guerre contre les tamouls quand elle avait 15 ans et venue s’installer en France comme réfugiée politique avec sa famille, qui nous en a appris un peu plus. En effet, il y a bien 2 langues au Sri Lanka, le cingalais et le tamoul ; cette dernière est majoritaire dans tout le nord du pays, où les tamouls ont subi une forte répression pendant la guerre qui les opposait au gouvernement. 

Nous avons donc rencontré Vanaja, revenue au pays depuis le mois de juin, avec son mari Jean-Marc et leur fils Joakim. Elle a donc vécu la plus grande partie de sa vie en France, et a tout quitté (travail, amis, parents et frères et sœurs) pour revenir dans son pays natal. Lorsqu’elle nous a entendu parler français à la superette du coin, une vague de nostalgie de la France l’a envahie et elle n’a pas pu s’empêcher de nous aborder. Pour notre plus grande joie. Nous avons parlé très longuement au milieu des tomates, concombres et autres mangues ou pastèques, et avons fait connaissance. Nous avons échangé nos coordonnées, et dès le lendemain nous nous retrouvions au grand parc de Jaffna. Elle ne savait pas trop comment nous inviter à manger chez elle, elle avait peur de nous déranger ou nous gêner. Nous étions emballés et ravis. 

Après Jaffna, fini la plage et le sable blanc : direction le centre du pays pour visiter les temples anciens et traverser la région montagneuse. Après le farniente, nous avons passé plusieurs jours à visiter des temples et des palais anciens à Anuradhapura, les temples troglodytes de Dambulla (magnifiques !!), autant de vestiges passés qui témoignent de la très grande richesse culturelle de ce pays. Nous n’avons pas résisté à l’ascension, dès 5h du mat du « roc » à Sigiriya, ou de la randonnée, également au lever du soleil, du « bout du monde » à Horton plains. 

Si pendant notre voyage sur la côte est nous louions des superbes maisons, tout près de la plage pour 3X rien, où nous pouvions cuisiner tranquillement chez nous, pour tout l’intérieur du pays, nous logions dans des guest-house, des maisons d’hôtes, où on nous servait de délicieux petit-déjeuner le matin et de très copieux et non moins délicieux diners le soir, après les visites. Je dois dire que nous avons été vraiment très très chanceux ! Nous sommes toujours tombés sur des hôtes particulièrement accueillants, généreux et chaleureux, dans des chambres et salles de bains parfaitement propres et confortables. 

Le coup de grâce pour moi dans ce pays aura vraiment été de découvrir ses montagnes verdoyantes, recouvertes de champs de théiers à perte de vue. Sous le soleil ou le brouillard, le spectacle est féerique. On se croirait directement tombé dans un conte d’un autre temps et d’un autre monde. La beauté, le calme, l’harmonie, la paix qui se dégagent de ce spectacle semblent irréels. On peut passer des heures à rouler dans ces routes de montagnes, peu importe, le temps s’arrête. Pour laisser la place au paysage. Plus rien ne compte que ce paysage incroyable. Verdoyant, ondoyant, lumineux, brillant, scintillant. C’est fou ce que la feuille de thé fraiche est luisante, épaisse, lumineuse, et d’un vert si profond. C’est incroyable comment ce petit arbuste semble solide, robuste, fort. Incontestablement ici le maitre c’est lui. Toute la vie s’organise autour de lui. Tous les hommes et toutes les femmes y consacrent leur temps, leur énergie, leur passion. Je suis depuis longtemps une amatrice de thé, je consomme et j’aime le thé depuis de longues années. Depuis peu j’aime également le théier !

Et puis nous avons quitté la montagne pour retourner tranquillement vers Colombo et y prendre notre avion pour la Thaïlande. Doucement les théiers ont laissé la place aux cocotiers et aux bananiers, la fraicheur de la montagne s’est éclipsée petit à petit face à la chaleur de la plaine. Nous avons retrouvé Colombo et avons réussi à loger dans le même appartement qu’à notre arrivée (centré, confortable, propre, pas cher… On ne change pas une équipe qui gagne !!)

Autre chose sur ce pays, quelque chose qui m’a aussi beaucoup impressionnée : les arbres. Il y a beaucoup d’arbres dits « remarquables » au Sri Lanka. Vous savez ces arbres immenses, bi- voir tricentenaires. Je ne sais pas trop comment en parler car je n’y connais absolument rien en arbres. Mais ce que je peux vous dire c’est que j’ai vu ici les arbres les plus incroyables de ma vie. En plein centre ville, dans des parcs, dans la nature, les jardins particuliers… ces arbres sont partout. J’en ai vu peut-être de 5 espèces différentes pour les plus impressionnants (voire plus mais je n’y connais vraiment rien). Des arbres avec des racines apparentes hallucinantes, des hauteurs vertigineuses et des envergures de colosses. Des arbres dont les branches semblent aspirées par la terre et qui semblent former d’autres racines, d’ailleurs on ne sait pas si ce sont des branches ou des racines justement… D’autres dont le tronc énorme ne semble fait que de lianes entremêlées les unes aux autres… Des arbres qui, peut être sous l’effet du vent semblent ramper sur le sol, plutôt que de pousser vers le ciel. D’autres encore que nous avons appelés les arbres poilus, car toute la surface du tronc et des branches est recouverte de feuilles ou d’herbe drues, comme des poils. Des arbres qui semblent être le résultat de la fusion de plusieurs arbres ensemble. Et bien sûr, comment ne pas parler de l’arbre vivant le plus ancien planté par les humains : Jaya Sri Maha Bodhi. Ce figuier sacré se trouve à Anurâdhapura. On pense qu’il s’agit d’une bouture de l’arbre historique de Bodhi en Inde sous lequel Bouddha a atteint l’illumination. Il a été planté en 288 avant J.-C. et il fait l’objet d’une véritable adoration par les bouddhistes du monde entier. Il est considéré comme une des reliques des plus sacrées des bouddhistes au Sri Lanka et est gardé 24H/24 par une brochette de garde à l’œil aiguisé. On ne plaisante pas avec l’arbre de Bouddha !!

Il y a un dernier sujet que je voudrais aborder, pas tant sur le Sri Lanka en particulier mais plutôt sur ces 3 pays que sont l’Inde, le Népal et le Sri Lanka. En tant que femme, en quête d’égalité homme/femme, je ne peux pas ne pas parler de ce que j’ai ressenti dans ces pays. Dire que les femmes sont invisibles semble à priori à coté de la plaque et très exagéré, car en effet elles sont partout : elles marchent tout le temps et portent tout sur leur tête ou leur dos ; elles vendent de tout sur le bord de la route ; elles nettoient tout, tout le temps (avec un balai, de la lessive…) ; elles sont toujours en train de cuisiner quelque chose ou d’acheter quelque chose à cuisiner ; elles portent des vêtements aux couleurs chatoyantes et magnifiques -d’ailleurs on se demande comment, avec si peu de moyens, elles arrivent à être aussi belles et élégantes. Elles sont presque toujours accompagnées d’une cohorte d’enfants, quand elles n’en n’ont pas un accroché au sein ou dans le dos (ou les 2 parfois !). En effet, elles sont bien là ! Et pourtant elles sont invisibles ; elles ont appris à se rendre invisibles ; on ne les entend pas parler, ni rire, ni donner leur avis, ni se plaindre, ni râler. On ne les entend ni arriver, ni partir. On ne les voit pas demander quoique ce soit. On ne les voit jamais se réunir comme le font si bien les hommes sur les bords de la route, dans une échoppe, sur la plage ou devant une maison. Si on essaie de leur parler elles fuient du regard, elle ne s’adressent pas directement à nous, et alors aux hommes n’en parlons pas. Et j’ai ressenti très fortement, pour moi-même, cette invisibilité. Lorsque nous étions au restaurant, ou dans une boutique par exemple, jamais on ne s’est adressé à moi, mais toujours à Alex. Même si c’est moi qui posais une question, c’est à lui qu’on répondait et à qui on demandait si ça convenait. Dans les guest-house, nous avons passé du temps à discuter tranquillement avec nos hôtes ; nos hôtes masculins ! Jamais nous avons eu une conversation avec l’hôtesse, si ce n’est pour la féliciter, en 2 minutes avant qu’elle ne reparte, pour la qualité du repas qu’elle nous avait préparé –et encore ! Pas toujours ! 

Dans ces pays malheureusement beaucoup trop d’inégalités entre les hommes et les femmes existent encore et sont la norme. Beaucoup trop de violences en tout genre et surtout sexuelles sont faites aux femmes en toutes impunité. Non seulement parce qu’il n’y a pas de procès mais aussi et surtout parce qu’il n’y a pas de loi pour protéger les femmes, et qu’il y règne une inaction assumée des gouvernements. En 2013, selon un rapport de l’ONU, 97 % des violeurs au Sri Lanka n’auraient pas été inquiétés par la justice. En avril 2014, un projet de loi envisage de permettre aux violeurs d’épouser leur victime pour éviter des sanctions judiciaires. La même année, le président de l’Assemblée nationale déclarait que les violences faites aux femmes relevaient de leur propre responsabilité et certainement pas de celle des hommes.

Ces pays sont merveilleux mais cette ombre-la au tableau me pèse vraiment beaucoup. Et c’est d’autant plus difficile car, lorsque je vois une scène qui me dérange, je ne peux pas m’empêcher d’en parler, de rager, de pester, et parfois même de juger. Et j’avoue que je suis coriace et que je peux en parler pendant plusieurs heures, à en saouler tout le monde. Mais du coup, Anaé bien sûr m’entend, prend tout ça à son compte, et fait comme moi, elle juge. Et il est même arrivé qu’elle rejette fortement et nourrisse une forme d’opposition à priori envers les hommes dans ces pays. Tous les hommes. Ce qui est vraiment dommage et surtout difficile à rattraper. Mais je m’accroche. On s’accroche. Dur dur l’égalité…

2 commentaires sur « Un petit tour et puis s’en va… Mais reviendra… Au Sri Lanka »

  1. Bonjour à vous 3.

    Tout d’abord, je vous souhaite une très belle Année 2020. Je pense qu’elle sera très riche de découvertes..

    Je suis une fidèle lectrice de vos aventures.
    Ce que j’apprécie beaucoup dans les narrations de Marie, c’est bien entendu le côté « touristique et historique » car cela permet d’en savoir plus sur une région ou un pays. Mais, ce que je trouve très intéressant, c’es le regard porté sur la société en question et sur des réflexions plus profondes qui nous amènent nous même à réfléchir…
    Merci pour ces beaux partages.

    A bientôt de vous lire.
    Amandine

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