La Thailande : fantasme ou réalité ?

Avant de partir on s’est demandé si on passait par la Thaïlande ou pas. On avait très envie d’y aller mais comme on entendait beaucoup et partout que « la Thaïlande c’est fini », « qu’il y a beaucoup trop de touristes », « que c’est le pire pays de l’Asie du sud-est »… on a fini par hésiter.

Bon finalement, on s’est dit qu’on devait aller vérifier par nous-mêmes.

Au départ, c’était pour moi une de mes destinations les plus attendues avec le Japon, la Nouvelle Zélande, Tahiti, l’Argentine et le Chili. J’avais donc un peu peur d’être déçue et de m’entendre confirmer tout ce qu’on disait autour de moi. 

Nous sommes arrivés à Bangkok le 22 novembre, après avoir passé un mois au Sri Lanka. Nous étions tristes de quitter ce pays qui nous a séduits et conquis, mais aussi très heureux de découvrir un nouveau pays. 

Bon, le changement a été radical. Bangkok est une ville super moderne, surpeuplée, très dense, polluée, où les humains grouillent partout. Nous avons découvert une ville faite de très hauts immeubles, de centres commerciaux, de restaurants, de taxi-scooters, de temples bouddhistes grandioses… rien à voir avec le Sri Lanka. 

Cependant, nous avons très vite trouvé nos marques ; faut dire qu’on avait loué un petit appart sur airbnb, en plein cœur de Bangkok, à 2 min du métro, et 3 d’un « food court » (sorte de marché-restaurant) de rue, servant à toute heure une cuisine aussi variée que délicieuse, et peu chère. Nous avons très vite adoré Bangkok, même si le trafic très dense nous fatiguait pas mal. 

Nous nous sommes promenés dans le cœur de Bangkok et avons visité plusieurs  marchés dont le plus grand de la ville, celui de Chatuchak. Nous y sommes restés une bonne partie de la journée et nous n’en n’avons même pas fait la moitié. Nous sommes restés un bon moment dans la section animaux de compagnie où nous avons littéralement fondu pour la flopée de chiots, de chatons, de cochons d’inde, de hérissons et autres animaux à poils tenant dans la main. Ce marché est une ville à lui tout seul. Si tu as besoin de quelque chose, en gros ou au détail, de vêtement, chaussures, vaisselle, outils, électro, meubles, animal de toute espèce, vivant ou mort, d’épices rares, de poudres interdites, de nourriture sous toutes ses formes… c’est là qu’il faut chercher. Le plus dur reste à savoir où chercher, mais je suis prête à parier que pas un seul bangkokien n’ignore cela. En effet, malgré le nombre incroyable de centres commerciaux que cette cité peut compter, on sent vraiment que la culture du marché est encore bien là. Les trottoirs regorgent de stands de marché, les boutiques prolongent toutes leur vitrine dans la rue, certains posent un drap par terre, s’assoient en tailleur sur le sol et improvisent une échoppe. Les thaïlandais font leurs courses au marché.

Outre les stands de vente, ce qui est assez surprenant et fascinant dans ce pays, (quand on arrive du Sri Lanka), c’est les stands de nourriture de rue, la street food. Ici toute la gastronomie Thaï, riche, variée et délicieuse, se retrouve dans la rue. On trouve toujours quelque chose à manger sur les trottoirs. Et à toute heure du jour comme de la nuit. S’il y a bien un pays où on ne peut pas rester la faim au ventre, c’est la Thaïlande. Et non seulement il y a pléthore, mais la qualité est vraiment au rdv, et les prix sont très très bas -pour notre budget, il était d’ailleurs plus intéressant de manger dehors que de cuisiner nous-mêmes. Il y a même une cuisinière de rue, Jay Fai, dame de 73 ans, très drôle -elle cuisine toujours coiffée d’un bonnet et portant des lunettes de ski (ou de moto ?) pour ne pas se bruler les yeux au dessus de son wok en feu- mais aussi très sérieuse, pour qui les gens peuvent faire la queue pendant plus d’une heure pour manger sa soupe Tom Yom, son omelette au crabe, ou ses nouilles sautées. A noter aussi que la petite dame, depuis son stand de rue, a décroché une étoile Michelin en 2018. Vraiment, la street food en Thaïlande, c’est du sérieux. Pour notre part, et surtout Alex, nous ne nous sommes pas lassés des pad thaï, des thaï pancakes à la banane, et du sticky rice (mangue ou banane). J’ai d’ailleurs pris un cours de cuisine pour apprendre à faire les pad thaï, et il me tarde de pouvoir cuisiner ça dans ma cuisine, avec mes ustensiles (ça, c’est pas demain la veille !!!) et de bons produits. Et des produits, il en faut dans un pad thaï ; j’ai aussi très hâte de pouvoir faire le marché, et me délecte à l’avance du plaisir de bien les sélectionner, en suivant les conseils qu’on m’a donnés.

Nous avons visité ses temples, dont Wat Pho et Wat Phra Kaeo, les plus célèbres du pays, ainsi que le grand palais, incroyablement beaux, dorés, colorés, très détaillés, et pour moi les plus beaux temples bouddhistes que je n’avais jamais vus. Ce sont de pures merveilles, d’architecture et d’art. 

Puis nous avons pris un train pour le nord du pays, Chang Mai, où nous sommes restés une petite semaine dans un super petit appart avec une immense piscine sur le toit, en plein cœur de la ville. Le train était très agréable, pas rapide du tout, mais confortable, avec un service comme dans les avions, de distribution de boissons et du repas de midi, avec une hôtesse par wagon. Bon, le repas vaut ce qu’il vaut, c’est à dire pas grand-chose gustativement parlant, mais c’était rigolo de se faire servir dans le train comme dans l’avion. Ce qui est d’autant plus curieux, c’est l’homme de ménage qui a dû passer au moins 6 fois dans le wagon pour ramasser nos poubelles éventuelles et balayer le couloir. Question balaie, c’est clair qu’on ne peut pas reprocher aux thaïs de ne pas s’en servir ; en effet, ils sont tout le temps en train de balayer devant chez eux, devant leur boutique, dans les couloirs on croise toujours quelqu’un avec un balai… C’est aussi cela qui fait le charme des rues en Thaïlande, car il n’y a pas de détritus partout dans la ville comme ce peut être le cas dans le sud de l’Asie, au Vietnam ou au Cambodge.  Le pays est très propre. 

A Chang Mai, nous avons bien sur visité de fond en combles la ville ancienne fortifiée entourée de ses remparts et de sa douve, parsemée de ses temples tous plus anciens et beaux les uns que les autres, de ses chouettes boutiques et cafés restos, parfois bo-bo parisien, d’autres fois hipster new-yorkais. Toutes ces petites boutiques et restos rivalisent avec les marchés de jour et de nuit, pour nous proposer autant d’objets insolites d’art et d’artisanat local, de fringues de petits créateurs ou made in Pakistan, de street food, sans oublier bien sûr la musique des personnes aveugles.

Je m’explique : Chez nous en France il n’est pas rare dans un train, un bus, un café ou autre lieu où on se rassemble, qu’une personne malentendante ou malvoyante vienne déposer un petit objet sur notre table, puis repasse quelques minutes plus tard, soit pour récupérer le dit objet, soit pour se faire payer de sa vente du toujours dit objet. Et bien ici les malvoyants ont un truc bien différent : ils passent dans les rues avec un magnéto, un micro, et un ampli ; parfois ils sont plusieurs et le chanteur est alors accompagné de plusieurs instruments de musique. Ils se posent en général au milieu de la rue (oui ! oui !) allument leur bazar et chantent à tue-tête dans leur micro. Comment dire ? Dans ces moments-là on se fait tout petit, on essaie de partir le plus vite possible en essayant de montrer le moins de signes d’agacement possible. Dans ces moments là, en vrai, on a peu honte. La plupart du temps ils chantent très faux, et le son est très très mauvais, et très très fort, et on a juste envie de leur dire de la fermer ! Mais on ne peut pas ! Parce que, bon… un peu d’empathie quand-même ! Des personnes aveugles qui chantent dans la rue pour se financer. C’est plutôt bien non ? Et ben… en réalité non ! J’en suis arrivée (mauvaise que je suis !!) à me demander s’ils ne le font pas exprès en fait ; comme une technique pour qu’on leur donne vite de l’argent, pour qu’ils puissent aller s’installer ailleurs (en fait au lieu de les payer pour les écouter on les payerait pour les faire partir ??!!). Rhoooo ! Je vais regretter ces quelques lignes, mais pour le moment j’assume…

Il est assez surprenant de voir tous les matins à 8h et tous les soirs à 18h pétantes tous les habitants, touristes, badauds… (nous y-compris) s’arrêter de faire ce qu’ils sont en train de faire, s’immobiliser, baisser la tête et chanter tous en cœur (nous pas compris !) l’hymne au roi, au son de la musique des haut-parleurs disséminés partout dans la ville. Alex avait eu droit aussi à l’hymne royal avant le film au cinéma : tout le monde s’est levé et s’est mis à chanter. Quelle autorité le mec : à lui tout seul il fait s’arrêter tous les habitants de son pays pour qu’ils chantent sa gloire. 

En revanche, je n’ai vraiment, mais vraiment pas apprécié de lire sur un panneau à l’entrée d’un temple bouddhiste, l’interdiction faite aux femmes d’y entrer, sous prétexte qu’elles seraient impures en raison de leurs règles menstruelles et de leur sang, tout aussi impur. Non mais, sérieusement ????!!! Sans commentaire !!!

Mais ce qui m’a peut-être le plus marquée à Chang Mai, c’est les éléphants. J’ai déjà parlé de mon coup de foudre pour cet être si attachant, donc je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Nous avions décidé de passer une journée à la rencontre de cet animal merveilleux : une voiture est passée nous chercher à l’hôtel vers 8H30 le matin, nous étions plusieurs personnes dans le van. Nous avons roulé une bonne heure dans la campagne thaïlandaise, pour arriver dans une sorte de village où la vie est réglée autour de l’animal. Une bonne partie des habitants vit du tourisme autour des éléphants. Ici, ils ont tout compris : devant les refus de plus en plus nombreux des touristes de voir des animaux maltraités, ils ont décidé de prendre la protection des animaux au pied de la lettre : on paie pour faire du bien aux éléphants. On les nourrit, les caresse, les baigne dans la boue puis dans la rivière, le tout à leur rythme, sans les forcer, les monter, les épuiser, ou les attacher. Les éléphants vivent en semi-liberté dans le village. « Semi » car il faut tout de même protéger les habitations des va-et-vient des animaux gigantesques qui détruisent tout sur leur passage, donc quelques barrières de bois sont nécessaires pour délimiter le terrain. « Liberté » car si les éléphants n’étaient pas heureux de rester, ils partiraient aisément de leur propre chef, car rien ne les retient, si ce n’est le fait d’être bien là où ils sont ; ce n’est surement pas une simple barrière qui les arrête. La barrière leur indique simplement la limite, et comme ils sont très intelligents, ils comprennent et respectent la limite. Nous avons donc passé une journée dans ce havre de paix et de nature, nous avons pataugé dans la gadoue et dans la rivière, presque couchés contre les éléphants, nous nous sommes faits asperger et les avons nous-mêmes arrosés d’eau, nous les avons caressés (-plutôt massés car il en faut pour atteindre la bête sous sa carcasse bien épaisse), embrassés, regardés dans les yeux front contre front… Bref nous avons passé un très très bon et beau moment. Le tout, bichonnés par les habitants qui nous ont préparé le repas, dont un délicieux pad thaï, nous ont servi du thé, nous ont donné à chacun une tenue adaptée pour aller dans la boue sans abimer nos propres vêtements, nous vendaient des photos (de nous avec les éléphants) dans des cadres artisanaux et locaux fait en bouse d’éléphant (cela ressemble à s’y méprendre à du papier mâché beige)… Tout ce qui pouvait nous rendre la journée plus agréable tout en leur permettant de gagner 4 sous pour vivre plus dignement. Anaé a passé la journée avec une singapourienne de son âge avec qui elle s’est bien amusée, notamment dans la rivière. 

Dans le nord nous sommes également allés nous promener un peu plus dans les hauteurs verdoyantes et plus rurales, où nous avons pu rencontrer un peuple plus traditionnel, plus artisans et paysans. Belle expérience.  

Après le nord nous nous sommes envolés pour Phuket. Bon, là, mis à part la plage de sable blanc magnifique et l’eau bleu turquoise, j’avoue qu’il n’y a pas grand chose à dire. On se serait cru dans une station balnéaire en Russie. L’ile est peuplée de gros, grands, blonds et rubiconds bonhommes, brulés par le soleil (ou par l’alcool ?) se promenant le ventre à l’air, une cannette de bière à la main, accompagnés de grandes blondes très minces, manucurées et coiffées selon la dernière mode, elles-mêmes tenant par la main leur progéniture, qui sont le plus souvent des copies en miniature de leur mère si ce sont des filles (sac à main, lunettes de soleil et manucure compris), ou de leur père pour les garçons (chemise blanche et lunettes noires incluses. Heureusement, pas encore la cannette !). Beaucoup de restos affichent les menus et les prix en russe ; dans notre bâtiment, nous devions être les seuls non russes. Va comprendre ! Bon il y a sans doute une explication très rationnelle à cette invasion, mais pour le moment elle nous a échappé, et surtout surpris. Donc, mis à part la plage en elle-même, Phuket n’a pas grand intérêt. Nous ne sommes pas très fans de la mode ou de la musique russe, ni des stations balnéaires bondées de monde où les trottoirs sont remplis de touristes qui se pavanent en terrain conquis. Et puis surtout, nous sommes allés en Thaïlande pour rencontrer les thaïlandais. Quand nous voudrons rencontrer le peuple russe nous irons en Russie !

Après Phuket, j’ai mieux compris ce que mes amis voulaient dire quand ils disaient que la « Thaïlande c’est fini », mais je ne suis pas entièrement d’accord car la Thaïlande ne se résume pas à Phuket, très loin de là. 

Nous sommes donc restés là 5 jours, puisque nous avions booké notre logement à l’avance, et que nous ne pouvions pas annuler (nous serions bien partis plus tôt si nous avions pu). Nous avons quand même réussi à faire abstraction des touristes et à profiter de la plage et de l’eau délicieuses. Anaé s’est initiée au surf avec succès, Alex a testé tous les pad thaï et banana pancakes qu’il a pu, et moi tous les salons de massage possible. Ha oui, ça aussi ! Les massages thaïs ! Ce n’est vraiment pas un mythe. Dans le nord j’ai pu me faire masser pendant 2h pour 10 euros ! Et pas n’importe quel massage puisque le massage thaï est reconnu au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai eu de la chance ou si c’est que toutes les masseuses (ce sont presque toujours des femmes) sont toutes très douées, mais j’ai toujours reçu d’excellents massages traditionnels et à l’huile ; et pendant tout notre séjour en Thaïlande, j’en ai fait un bon paquet, à raison parfois de un par jour -à ce prix je n’allais pas me priver !!! Le top pour moi étant, sur 2h, de combiner les 2 types de massages pour un maximum de bienfaits et de détente en un seul. On est d’ailleurs surpris de voir dans le pays le nombre de salons de massages présents et ouverts de 8h du matin à 22h. Dans certaines rues on peut voir une dizaine de salon, en enfilade, les uns à la suite des autres. Tous comptent au moins 5 ou 6 masseuses qui attendent et rabattent le chaland. Ce qui peut même finir par agacer : à Phuket dans notre rue il y avait donc en enfilade au moins 6 salons de massages, (et ce de chaque coté de la rue je vous prie !!) ; et devant chaque salon nous étions interpellés par les masseuses qui crient ensemble et à tue-tête :           « massaaage » à tout bout de champs. Ca peut être agaçant, en effet, mais c’est tellement folklorique !

Après ce plein de surf, massages et pad thaï, nous avons pris un bateau pour aller sur les îles, il y en a pléthore au large de Phuket. Pour nous ce fut Kho PhiPhi (à prononcer kopipi), petit ilot interdit aux voitures, où les noix de coco, les mangues, les singes, les tongs, le massage, le poisson grillé et les barques traditionnelles sont rois.

Nous avons passé une semaine au paradis : pas trop de monde, mais un peu quand même pour animer les rues ; une météo de rêve avec 25/30°C au soleil sous un ciel sans nuage ; une eau à la même température, transparente et bleue turquoise ; de longues plages de sable blanc et fin, assez peu fréquentées ; des poissons de toutes les couleurs, des requins et des tortues juste en faisant du snorkeling. 

Nous étions dans un hôtel à 2 min de la plage et avons passé la semaine à nous réjouir de la douceur de vivre sur les îles. Nous sommes restés en tongs et en short/maillot/paréo toute la semaine, à nous faire dorer la pilule en sirotant des eaux de coco bien fraiches et autres cocktails ou en savourant de délicieux poissons grillés (ou des pad thaï !! –Alex ne jure que par le pad thaï) ; à prendre des bateaux traditionnels dits « à longue queue » pour aller faire du snorkeling dans des endroits un peu plus reculés et aux fonds marins plus peuplés (Alex en a profité pour se faire mordiller les pommes d’amour par de petits poissons tigrés très jolis, mais aux dents bien acérées), ou pour visiter la quantité incroyable de petites îles désertes, de lagons cachés, et en prendre plein la vue avec ces mystérieux et envoutants pitons karstiques qui trônent majestueusement sur toute la côte dans la mer d’Andaman comme dans le golfe de Thaïlande. Le tout assorti bien sûr d’un fameux massage de temps en temps ou d’une petite séance de manucure ou de pédicure -autres spécialités des thaïlandaises après le massage. 

Les singes venaient tous les matins nous rendre visite sur le balcon de notre chambre et nous leur donnions des fruits dont ils sont si friands et qui est à la base de leur régime alimentaire. Nous en avions parfois 5 sur le balcon, dont une maman et son tout petit bébé accroché à elle, et nous ne nous lassions pas de les regarder -à travers la vitre bien sûr car ils sont bien mignons mais ils sont surtout de très grands et très rapides voleurs. Les singes sont fascinants tellement ils nous ressemblent.  

Nous ne voulions pas partir. Non, vraiment, nous ne voulions pas partir. 

Après ce merveilleux séjour en Thaïlande, nous pouvons enfin répondre par nous-même à cette question que nous nous sommes bien longtemps posée avant de partir : « la Thaïlande, fantasme ou réalité ? ». Vraiment, ce n’est pas un fantasme ni un mythe. La Thaïlande est incontestablement un pays fabuleux, très riche culturellement, avec une cuisine délicieuse et très diversifiée, qui abrite des paysages très variés, qui sait très bien allier tradition et modernisme, qui sait très très bien accueillir les étrangers (le tourisme est une très grosse source de revenus pour le pays), et qui les respectent grandement. Les thaïlandais sont vraiment le peuple du « pays du sourire » comme le dit la légende. Ils sont extrêmement gentils, d’une grande douceur, respectueux, patients et très arrangeants. Quand on arrive dans ce pays depuis l’Inde et le Sri Lanka, on y sent les femmes beaucoup plus libres, autonomes et indépendantes. Beaucoup sont à la tête de leur business qu’elles gèrent d’une main de fer. Le pays (comme toute l’Asie d’ailleurs) est très sûr question sécurité ; à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité ou avons eu peur pour nous ou nos affaires. 

Il y avait un sujet un peu tendu pour moi, dont les clichés et les stéréotypes avaient bien figé quelques images dans mon imaginaire. Je veux parler de la prostitution. Je redoutais un peu de croiser beaucoup trop de (beaucoup trop) jeunes femmes proposant leurs services à la gente masculine dans les rues, et de devoir expliquer trop souvent le phénomène à ma fille. Même si je ne veux pas forcement l’élever dans un cocon, il y a des réalités de la vie auxquelles elle a bien le temps d’être confrontée. 

 Je ne vais pas dire qu’il n’y en a pas, évidemment. A Chang Mai, un soir qu’il rentrait seul à l’hôtel, Alex s’est vu proposer « des femmes » par un homme ; et pour ma part, en me rendant à mon salon de massages préféré, je passais devant un bar, ouvert sur la rue, où des femmes très peu vêtues attendaient patiemment en sirotant de jolis cocktails colorés. A vrai dire, ce sont les 2 seules fois durant tout notre séjour où nous avons été témoins directs de la prostitution. Sans oublier toutefois les nombreux couples mixtes -entendez un homme blanc et une femme asiatique !- qu’on peut croiser un peu partout en Asie, mais pour lesquels le doute persiste : vrai couple ou pas ? Bon je ne vais pas lancer le débat de ce qu’est un vrai couple, car en effet, quand ce sont de « vrais » couples s’agit-il de couples au sens le plus basique du terme ? C’est à dire fondés sur un minimum d’amour au départ, et non sur le fantasme de domination d’un coté, ou la porte de sortie de l’autre ? Où l’homme blanc riche occidental peut très facilement séduire une jeune et belle femme asiatique qui ne cherche qu’à fuir la pauvreté et la tradition patriarcale très dure pour elle dans ces pays ; ou qui cherche tout simplement un moyen de pouvoir nourrir sa famille sans avoir à s’épuiser à la tâche. Ce n’est pas l’envie qui me manque de débattre sur ce sujet mais ce n’est ni le lieu, ni le propos, d‘autant que le sujet mène loin, pas seulement sur les couples mixtes en Thaïlande. Breeeef ! Notre ami Cédric nous racontait aussi la fois où on lui avait tout naturellement proposé un « happy ending » (une fin joyeuse) à son massage. Donc oui, de la prostitution il y en a en Thaïlande. Mais elle ne se voit pas plus qu’ailleurs. J’ai vu plus de prostituées marchant dans les rues le soir à Siem Rep au Cambodge qu’en Thaïlande. A Phuket, il y a bien une partie de l’île plus particulièrement tournée vers cette activité, mais les guides préviennent les familles et il est donc très facile de ne pas se retrouver dans des situations gênantes avec les enfants en se baladant dans les rues. Donc même de ce coté là, la Thaïlande n’a rien à envier à n’importe quel autre pays touristique. 

Non les paradis thaïlandais dont on parle dans les guides ne sont pas des mythes ou des fantasmes d’occidentaux déprimés, ce sont bien des réalités terrestres à voir absolument. Et à revoir, et revoir encore. 

Vous l’aurez compris, nous avons ADORÉ la Thaïlande.

Un petit tour et puis s’en va… Mais reviendra… Au Sri Lanka

Petit tour, petit tour… un grand tour plutôt !!

En effet nous sommes restés un mois dans ce superbe petit pays, nous avons loué une voiture et en avons fait un tour presque complet. 

Avant de faire ce tour du monde, je ne m’étais jamais dit « tiens ! J’irais bien au Sri Lanka, moi ! ». Cette petite larme de l’Inde ne faisait pas vraiment partie de mes destinations de prédilection. C’est Alex qui en a parlé le premier ; et puis un couple d’amis y est parti en voyage et en est rentré enchanté, ce qui a fini de me convaincre.

Pour parfaire ce désir du Sri Lanka, il faut dire que notre arrivée dans le pays coïncidait avec un ras le bol bien prononcé de la mousson que nous nous tapions, en Inde, depuis une dizaine de jours. Nous avions prévu de rester 1 mois en Inde mais la pluie a eu raison de notre patience et nous sommes partis plus tôt que prévu. De plus, après l’Inde, (et donc avant le Sri Lanka) nous devions aller passer dix jours aux Maldives, mais là-bas aussi, la mousson n’avait toujours pas fini son œuvre ; nous avons donc décidé de nous rendre directement au Sri Lanka sans passer par les cases Kérala -enfin on y est resté 3 jours mais sous la pluie- ni Maldives ( … et sans gagner 20.000).

Et bien dès notre arrivée à Colombo nous nous sommes vite félicités de la sage décision que nous avions prise. Déjà, nous étions contents de passer une journée entière sans aucune pluie, mais également de retrouver une ville « moderne » avec des trottoirs entiers, des poubelles, des « vraies » boutiques, des « vrais » restaurants… Un peu de confort quoi ! Anaé était au paradis lorsqu’elle est entrée dans le tout nouveau et clinquant centre commercial « City Center » de Colombo. Alex était aux anges de manger des cookies au chocolat (-et non je n’ai pas pu en faire ne serait-ce qu’une seule fois par manque de four !) et de pouvoir aller au cinéma dans des conditions optimales de confort. Pour ma part, j’étais particulièrement heureuse de me retrouver dans un appart (loué sur airbnb) avec l’eau chaude, un lit très confortable (en Inde et au Népal ils dorment sur des planches de bois !!) et surtout de ne pas partager le logement (surtout la salle de bain !) avec des insectes et autres batraciens en tous genres et de toutes tailles !!!! On dira ce qu’on voudra, nous sommes français, nous avons des repères, des habitudes, un style de vie… Et après 2 mois à vadrouiller on est content de retrouver le confort auquel on est habitué. On est content de le quitter ce confort quand on part en vacances quelques semaines, mais on est aussi très content de le retrouver. Et là, on en avait besoin. Surtout Anaé. 2 mois pour un enfant de 11 ans, c’est plus long que pour nous adultes. 

En Inde, justement, nous discutions avec un fabricant de chaussures en cuir qui nous racontait avoir passé 2 ans en Allemagne (où il a également « piqué » le procédé de fabrication de la marque Birkenstock : il fait exactement les mêmes, pour, vous imaginez bien, 10X moins cher). Et bien il nous disait que malgré le confort européen et le bien meilleur salaire, il est revenu en Inde car son pays, ses habitudes, ses repères, la chaleur moite et même la mousson –avec toutes ses contraintes- lui manquaient. On ne peut pas se renier.

Donc nous sommes contents de Colombo, ville agréable, à taille humaine, avec un magnifique coucher du soleil, pas de pluie, et des gens sympas. Nous nous y posons une semaine, puis la bougeotte nous reprend, et nous la quittons assez vite. Nous louons une voiture et décidons de faire tout le tour du pays depuis Colombo jusqu’au sud, puis de remonter toute la côte est, de passer par le nord et de descendre dans le centre du pays, en passant par les cités anciennes et la région montagneuse. 

Nous avons respecté notre itinéraire à la lettre. Il y a bien certaines marches que nous n’avons pas pu faire, notamment l’ascension de nuit de Adam’s Peak (le pic d’Adam), qui se fait en 6H environ, les nuits de pleines lunes à la lueur des lanternes. C’est un chemin très escarpé, les pèlerins partent vers minuit pour y arriver au lever du soleil. Certains font ça à genoux ou même à 4 pattes pour offrir leurs efforts à leurs Dieux. La période où nous y sommes passés ne correspondait pas à la pleine lune (donc pas éclairé par les lanternes), et faire ça de jour est bien trop compliqué pour Anaé car il fait très chaud ; et en journée cela prend bien plus de temps que la nuit. 

Nous n’avons pas non plus pris le train mythique (la voiture ne rentrait pas dedans), qui relie Kandy à Ella en passant sur le célèbre pont aux neuf arches, mais nous avons profité tout autant des magnifiques vallées émeraudes de théiers, à bord de notre fidèle et infatigable monture. L’avantage c’est que nous pouvions nous arrêter quand nous voulions pour profiter longuement de la vue sublime qu’offrent les champs de théiers en terrasse à perte de vue, et les forets d’arbres incroyables en haut des montagnes. Ainsi, nous avons pu également nous arrêter dans des plantations de thé, en déguster et en acheter quelques uns (notamment du thé blanc délicieux). 

Pour commencer notre petit tour, nous sommes donc partis vers le sud, pour faire escale à Galle. Notre nouvelle amie fidèle (la pluie) nous a retrouvés en chemin, mais ça allait, nous avions eu une pause agréable et puis surtout ce n’était plus des averses de 24h sans interruption comme c’était le cas en Inde. Bon notre séjour à Galle a bien été arrosé quand même ! Nous nous sommes fait d’ailleurs quelques frayeurs sur les routes/chemins car les bas cotés sont inexistants dans ce pays et donc les rizières inondées  débordent sur la route ; et qui dit rizières, dit terre, qui dit terre, dit boue ! Mais vraiment beaucoup de boue, bien grasse et donc bien glissante. 

Jusqu’à présent nous n’avions pas vraiment profité de la plage, mais nous avons profité de la mer, de la pleine mer, en faisant une sortie en bateau pour aller voir les baleines bleues (et un Alex vert) au large de Mirisa. Ce qui a vraiment été une expérience incroyable, excepté le mal de mer d’Alex qui a duré du début à la fin du voyage malgré des pilules anti-vomitives (mais pas anti-nausée !!). 

Voir ces gigantesques animaux a marqué le début d’une longue liste pour nous en terme d’animaux au Sri Lanka, car dès le lendemain à Tissamaharama, nous avons fait un safari dans le parc national de Yala où nous avons été très chanceux car nous avons eu la bonne fortune de croiser une grande partie de tous les animaux à voir dans ce parc : mangoustes, varans, crocodiles, marabouts, des martins pécheurs, des colibris, des aigrettes et plein d’autres oiseaux tous aussi magnifiques les uns que les autres et dont j’ignore le nom, des lièvres, des troupeaux entiers de biches, des centaines de paons et de buffles, des sangliers, des singes, des dauphins -pendant la pose déjeuner sur la plage !!-, un léopard, un ours, des élans, et bien sûr, des éléphants. 

Ce fut ma première rencontre avec l’éléphant, -nous en avions déjà vu au Népal, mais on ne pouvait pas vraiment parler de rencontre- et je dois dire que je suis tombée raide amoureuse de cet animal. Par la suite nous en avons croisés pas mal dans le pays et peu à peu nous avions moins d’appréhension à les approcher et les toucher. C’est vraiment un animal fabuleux avec qui tout passe (en tout cas pour moi) par le regard. Ce géant a un regard rempli d’humanité (pardon pour l’anthropomorphisme) qui nous capte et nous dit quelque chose. J’ai ressenti à chaque fois, une très très grande émotion à leur contact. Soutenir le regard d’un éléphant ne laisse pas indifférent, et d’ailleurs à un moment, on s’incline, en tout cas perso, en toute humilité je m’incline à chaque fois. En un coup de trompe il peut nous tuer, l’animal ! Ou pas ! Il peut aussi nous laisser le caresser et nous remplir (croit-on) d’un peu de sa puissance et de sa force… ou de je ne sais quoi, mais c’est sûr ! De lui à nous, il y a quelque chose qui passe.

Un autre animal m’a aussi pas mal fascinée dans ce pays. Un animal que je connaissais (croyais connaître) depuis longtemps mais que j’ai vraiment découvert ici. Il s’agit du paon. Peut être que cette (re)découverte est due au fait que cet animal est au Sri Lanka ce que les pigeons sont à Paris : il y en a partout, tout le temps ; tout les matins on est réveillé par des paons ; il y en a toujours un pour traverser la route ; ils sont dans les jardins, les villes… Nous n’avons pas arrêté de les photographier. Faut dire qu’on avait le choix En fait… certains se souviendront de cette mode, des années 70/80, d’avoir des plumes de paons chez soi. Je trouvais ça tellement vieux-jeu que j’en avais oublié de regarder d’où elles provenaient ces plumes ! Pourtant, c’est vraiment un oiseau majestueux… Un paon faisant la roue est d’une beauté remarquable, les bleus et verts, aux reflets nacrés, qui ornent ses plumes, font de lui un des plus beaux oiseaux à mes yeux. 

Nous avons continué notre route tout le long de la coté est, où là, pour le coup, nous avons vraiment profité des plages de sable blanc quasiment désertiques. En fait à chaque fois que nous allions nous baigner, nous avions la plage pour nous tous seuls. L’eau était très douce en température mais les vagues étaient tout de même très fortes. Anaé en a perdu son maillot dans les vagues, et ça m’a valu de porter un collier cervical pendant quelques jours. La mer m’a mise KO : en effet,  si on ne regarde pas les vagues arriver, elles nous surprennent et nous mettent littéralement à terre. La vague m’a presque assommée et m’a faite tomber, et le ressac m’a refaite tomber. Mon épaule gauche n’a pas aimé du tout et a tout donné à mes cervicales, qui, fragiles comme elles sont, n’ont pas supporté ! Mais malgré cela, nous avons vraiment bien profité de la plage, du soleil, du farniente. Car se baigner, manger des fruits délicieux et du poisson grillé, a constitué notre emploi du temps pendant cette dizaines de jours. Quel pied !!

Finalement et tranquillement, nous sommes arrivés jusqu’à Jaffna, au nord du pays, où nous en avons appris un peu plus sur le pays, sa guerre et sa diversité culturelle. Nous ne comprenions pas vraiment pourquoi, dans tout le pays tous les textes sont écrits en 2 langues, et nous ne savions pas (sans vraiment chercher à savoir, en vrai) de quelles langues il s’agissait. C’est notre rencontre avec Vanaja, une française nait sri lankaise à Jaffna, ayant fui la guerre contre les tamouls quand elle avait 15 ans et venue s’installer en France comme réfugiée politique avec sa famille, qui nous en a appris un peu plus. En effet, il y a bien 2 langues au Sri Lanka, le cingalais et le tamoul ; cette dernière est majoritaire dans tout le nord du pays, où les tamouls ont subi une forte répression pendant la guerre qui les opposait au gouvernement. 

Nous avons donc rencontré Vanaja, revenue au pays depuis le mois de juin, avec son mari Jean-Marc et leur fils Joakim. Elle a donc vécu la plus grande partie de sa vie en France, et a tout quitté (travail, amis, parents et frères et sœurs) pour revenir dans son pays natal. Lorsqu’elle nous a entendu parler français à la superette du coin, une vague de nostalgie de la France l’a envahie et elle n’a pas pu s’empêcher de nous aborder. Pour notre plus grande joie. Nous avons parlé très longuement au milieu des tomates, concombres et autres mangues ou pastèques, et avons fait connaissance. Nous avons échangé nos coordonnées, et dès le lendemain nous nous retrouvions au grand parc de Jaffna. Elle ne savait pas trop comment nous inviter à manger chez elle, elle avait peur de nous déranger ou nous gêner. Nous étions emballés et ravis. 

Après Jaffna, fini la plage et le sable blanc : direction le centre du pays pour visiter les temples anciens et traverser la région montagneuse. Après le farniente, nous avons passé plusieurs jours à visiter des temples et des palais anciens à Anuradhapura, les temples troglodytes de Dambulla (magnifiques !!), autant de vestiges passés qui témoignent de la très grande richesse culturelle de ce pays. Nous n’avons pas résisté à l’ascension, dès 5h du mat du « roc » à Sigiriya, ou de la randonnée, également au lever du soleil, du « bout du monde » à Horton plains. 

Si pendant notre voyage sur la côte est nous louions des superbes maisons, tout près de la plage pour 3X rien, où nous pouvions cuisiner tranquillement chez nous, pour tout l’intérieur du pays, nous logions dans des guest-house, des maisons d’hôtes, où on nous servait de délicieux petit-déjeuner le matin et de très copieux et non moins délicieux diners le soir, après les visites. Je dois dire que nous avons été vraiment très très chanceux ! Nous sommes toujours tombés sur des hôtes particulièrement accueillants, généreux et chaleureux, dans des chambres et salles de bains parfaitement propres et confortables. 

Le coup de grâce pour moi dans ce pays aura vraiment été de découvrir ses montagnes verdoyantes, recouvertes de champs de théiers à perte de vue. Sous le soleil ou le brouillard, le spectacle est féerique. On se croirait directement tombé dans un conte d’un autre temps et d’un autre monde. La beauté, le calme, l’harmonie, la paix qui se dégagent de ce spectacle semblent irréels. On peut passer des heures à rouler dans ces routes de montagnes, peu importe, le temps s’arrête. Pour laisser la place au paysage. Plus rien ne compte que ce paysage incroyable. Verdoyant, ondoyant, lumineux, brillant, scintillant. C’est fou ce que la feuille de thé fraiche est luisante, épaisse, lumineuse, et d’un vert si profond. C’est incroyable comment ce petit arbuste semble solide, robuste, fort. Incontestablement ici le maitre c’est lui. Toute la vie s’organise autour de lui. Tous les hommes et toutes les femmes y consacrent leur temps, leur énergie, leur passion. Je suis depuis longtemps une amatrice de thé, je consomme et j’aime le thé depuis de longues années. Depuis peu j’aime également le théier !

Et puis nous avons quitté la montagne pour retourner tranquillement vers Colombo et y prendre notre avion pour la Thaïlande. Doucement les théiers ont laissé la place aux cocotiers et aux bananiers, la fraicheur de la montagne s’est éclipsée petit à petit face à la chaleur de la plaine. Nous avons retrouvé Colombo et avons réussi à loger dans le même appartement qu’à notre arrivée (centré, confortable, propre, pas cher… On ne change pas une équipe qui gagne !!)

Autre chose sur ce pays, quelque chose qui m’a aussi beaucoup impressionnée : les arbres. Il y a beaucoup d’arbres dits « remarquables » au Sri Lanka. Vous savez ces arbres immenses, bi- voir tricentenaires. Je ne sais pas trop comment en parler car je n’y connais absolument rien en arbres. Mais ce que je peux vous dire c’est que j’ai vu ici les arbres les plus incroyables de ma vie. En plein centre ville, dans des parcs, dans la nature, les jardins particuliers… ces arbres sont partout. J’en ai vu peut-être de 5 espèces différentes pour les plus impressionnants (voire plus mais je n’y connais vraiment rien). Des arbres avec des racines apparentes hallucinantes, des hauteurs vertigineuses et des envergures de colosses. Des arbres dont les branches semblent aspirées par la terre et qui semblent former d’autres racines, d’ailleurs on ne sait pas si ce sont des branches ou des racines justement… D’autres dont le tronc énorme ne semble fait que de lianes entremêlées les unes aux autres… Des arbres qui, peut être sous l’effet du vent semblent ramper sur le sol, plutôt que de pousser vers le ciel. D’autres encore que nous avons appelés les arbres poilus, car toute la surface du tronc et des branches est recouverte de feuilles ou d’herbe drues, comme des poils. Des arbres qui semblent être le résultat de la fusion de plusieurs arbres ensemble. Et bien sûr, comment ne pas parler de l’arbre vivant le plus ancien planté par les humains : Jaya Sri Maha Bodhi. Ce figuier sacré se trouve à Anurâdhapura. On pense qu’il s’agit d’une bouture de l’arbre historique de Bodhi en Inde sous lequel Bouddha a atteint l’illumination. Il a été planté en 288 avant J.-C. et il fait l’objet d’une véritable adoration par les bouddhistes du monde entier. Il est considéré comme une des reliques des plus sacrées des bouddhistes au Sri Lanka et est gardé 24H/24 par une brochette de garde à l’œil aiguisé. On ne plaisante pas avec l’arbre de Bouddha !!

Il y a un dernier sujet que je voudrais aborder, pas tant sur le Sri Lanka en particulier mais plutôt sur ces 3 pays que sont l’Inde, le Népal et le Sri Lanka. En tant que femme, en quête d’égalité homme/femme, je ne peux pas ne pas parler de ce que j’ai ressenti dans ces pays. Dire que les femmes sont invisibles semble à priori à coté de la plaque et très exagéré, car en effet elles sont partout : elles marchent tout le temps et portent tout sur leur tête ou leur dos ; elles vendent de tout sur le bord de la route ; elles nettoient tout, tout le temps (avec un balai, de la lessive…) ; elles sont toujours en train de cuisiner quelque chose ou d’acheter quelque chose à cuisiner ; elles portent des vêtements aux couleurs chatoyantes et magnifiques -d’ailleurs on se demande comment, avec si peu de moyens, elles arrivent à être aussi belles et élégantes. Elles sont presque toujours accompagnées d’une cohorte d’enfants, quand elles n’en n’ont pas un accroché au sein ou dans le dos (ou les 2 parfois !). En effet, elles sont bien là ! Et pourtant elles sont invisibles ; elles ont appris à se rendre invisibles ; on ne les entend pas parler, ni rire, ni donner leur avis, ni se plaindre, ni râler. On ne les entend ni arriver, ni partir. On ne les voit pas demander quoique ce soit. On ne les voit jamais se réunir comme le font si bien les hommes sur les bords de la route, dans une échoppe, sur la plage ou devant une maison. Si on essaie de leur parler elles fuient du regard, elle ne s’adressent pas directement à nous, et alors aux hommes n’en parlons pas. Et j’ai ressenti très fortement, pour moi-même, cette invisibilité. Lorsque nous étions au restaurant, ou dans une boutique par exemple, jamais on ne s’est adressé à moi, mais toujours à Alex. Même si c’est moi qui posais une question, c’est à lui qu’on répondait et à qui on demandait si ça convenait. Dans les guest-house, nous avons passé du temps à discuter tranquillement avec nos hôtes ; nos hôtes masculins ! Jamais nous avons eu une conversation avec l’hôtesse, si ce n’est pour la féliciter, en 2 minutes avant qu’elle ne reparte, pour la qualité du repas qu’elle nous avait préparé –et encore ! Pas toujours ! 

Dans ces pays malheureusement beaucoup trop d’inégalités entre les hommes et les femmes existent encore et sont la norme. Beaucoup trop de violences en tout genre et surtout sexuelles sont faites aux femmes en toutes impunité. Non seulement parce qu’il n’y a pas de procès mais aussi et surtout parce qu’il n’y a pas de loi pour protéger les femmes, et qu’il y règne une inaction assumée des gouvernements. En 2013, selon un rapport de l’ONU, 97 % des violeurs au Sri Lanka n’auraient pas été inquiétés par la justice. En avril 2014, un projet de loi envisage de permettre aux violeurs d’épouser leur victime pour éviter des sanctions judiciaires. La même année, le président de l’Assemblée nationale déclarait que les violences faites aux femmes relevaient de leur propre responsabilité et certainement pas de celle des hommes.

Ces pays sont merveilleux mais cette ombre-la au tableau me pèse vraiment beaucoup. Et c’est d’autant plus difficile car, lorsque je vois une scène qui me dérange, je ne peux pas m’empêcher d’en parler, de rager, de pester, et parfois même de juger. Et j’avoue que je suis coriace et que je peux en parler pendant plusieurs heures, à en saouler tout le monde. Mais du coup, Anaé bien sûr m’entend, prend tout ça à son compte, et fait comme moi, elle juge. Et il est même arrivé qu’elle rejette fortement et nourrisse une forme d’opposition à priori envers les hommes dans ces pays. Tous les hommes. Ce qui est vraiment dommage et surtout difficile à rattraper. Mais je m’accroche. On s’accroche. Dur dur l’égalité…

Ahh, le Nepal

Le Nepal est un pays limitrophe de l Inde et du Tibet. Il a  pour religions le Bouddhisme et l’hindouisme. C’est une république démocratique fédérale. 

Quand il est 12 h à Paris il est 16h 45mn au Nepal. 

 Sa population est de presque 30 millions d’habitants et sa superficie est de 147 000 km2. Sa monnaie est la roupie Népalaise, 1 euro vaut 127 rp Népalaise. Et bien sur il a la plus haute chaine de montagnes, l’Himalaya, avec pour plus haut sommet l’Everest.

Le Nepal à pour capitale Katmandou. Katmandou est très polluée malgré ses rues dites « sans voiture ». Personnellement je n’ai pas trop aimé Katmandou car ça  change trop de la France : il y a des déchets partout, il y a beaucoup de bruits, il y a beaucoup de chiens errants qui me faisaient de la peine… Dans Katmandou on a visités des temples, et nous avons eu la mauvaise idée de les visiter pendant leur   festival où ils sacrifient des animaux, j’ai failli en voir un se faire égorger mais je suis partie à temps. 

Nous avons ensuite visité une charmante petite ville touristique en plein dans la jungle qui s’appelle Chitwan.  Dans cette ville ce qui fait vivre les locaux sont les safaris qu’ils proposent (nous en avons fait un et s’était super bien). Il y a aussi une sorte d’orphelinat pour éléphants (le premier au Nepal); du coup ils proposent des bains avec les éléphants, on se baigne dans le lac avec les éléphants et il nous arrosent!

Nous sommes aussi allés dans une ville nommée Pokhara; le but était de faire une randonnée sur une montagne pour voir l’Anapurna, mais à cause des nuages nous n’avons rien pu voir. J’ai fait une balade à cheval de 2  heures dans la montagne, et j’ai même pu galoper en ville.

En haut d’une autre montagne il y avait un petit village tibétain avec un monastère, c’est incroyable! Les moines apprennent à devenir moines très tôt, depuis l’enfance (7-8 ans) et vivent dans un internat loin de leur famille. Nous avons assisté à une partie de leur prière quotidienne qui dure 2h et demie.

Au Nepal j’ai mangé des momos délicieux: une sorte de raviolis cuits  à la vapeur remplis de poulet (ou de légumes ou de porc). Là bas il faut faire attention à la nourriture qui peut être très épicée.

Il y a une chose que j’ai failli oublier: en partant de Chitwan, sur le parking des bus il y avait là, au milieu … un magnifique rhinocéros! Il était là, endormi. Alors j’ai pris mon courage à deux pattes et je suis allée le caresser! Le pépère, il a rien dit :).

Le Népal.

Je ne pensais pas aller au Népal pour marcher dans la jungle et voir des animaux sauvages.

Je pensais aller au Népal pour voir la chaine de l’Himalaya.

Je pensais y trouver le calme, le repos méditatif et la douceur de vivre. 

Je voulais voir des temples au Népal.

Je n’imaginais pas une capitale aussi polluée, dense et bruyante. 

Je me doutais que le Népal est un pays pauvre. 

Encore une fois, j’ai compris que je ne sais rien d’un pays tant que je n’y ai pas mis les pieds. Et encore….

Le Népal.

Nous avons commencé notre voyage au Népal par sa capitale Kathmandu. Nous y sommes arrivés le 25 septembre. Comme l’anniversaire d’Anaé approchait (le 26) et que nous ne pouvions pas lui faire de cadeau d’anniversaire qu’elle puisse garder avec elle (nous aimons gâter notre fille pour son anniversaire), nous lui avons offert de passer 3 jours dans un super hôtel avec piscine et spa (du coup c’était un peu la fête pour nous aussi). Nous avons donc commencé notre visite comme des privilégiés. Ce qui n’était pas plus mal car le simple fait de marcher dans cette ville si peuplée, bruyante et polluée représente à lui tout seul, un choc physique et sensoriel. Un repaire douillet et beau, où se réfugier en fin de journée était vraiment très appréciable. 

Dans Kathmandu nous avons pu visiter la multitude de temples et de Stupa, tous aussi beaux les uns que les autres. Nous avons arpenté les rues emplies de boutiques et échoppes en tout genre (vêtements, écharpes, souvenirs en bois sculpté, en cuivre…).

Nous avons testé, dans différents restaurants, LA spécialité népalaise, les MOMOS : au poulet, au bœuf, aux légumes… Sorte de raviolis chinois, le plus souvent cuits à la vapeur et parfois frits. Certains étaient insupportables pour nos petits palais délicats tellement ils étaient épicés -même après avoir bien précisé au serveur « no spicy !! ». Mais la plupart du temps, ils se sont avérés très bons. D’ailleurs Anaé ne s’est quasiment nourrie que de chicken momos (au poulet) pendant ces 15 jours. Il a fallu se battre pour qu’elle varie un tant soit peu son alimentation. Nous avons aussi gouté le THALI népalais, assortiment de différents plats servis sur un plateau, à la manière d’un mezzé, composé d’un plat de riz, d’un plat de curry (de légumes ou de viande), d’un dal (soupe de lentilles), d’un bol de yaourt, de quelques crudités et de galettes (le plus souvent des naans, mais parfois des chapati ou des röti). Pour les non spécialistes que nous sommes, la cuisine népalaise ressemble beaucoup, à s’y méprendre, à la cuisine indienne. 

Nous devions nous décider sur le programme à suivre, et compte tenu de la météo qui s’annonçait, nous avons décidé de ne pas focaliser notre séjour sur le trekking ou la rando. Et nous avons bien fait : nous n’avons eu que quelques journées pluvieuses pendant notre séjour, mais nous avons eu beaucoup de nuages et de grisailles. Il paraît que cette année la mousson est très tardive et s’est un peu éternisée. Plus tard, toutes les personnes que nous avons croisées revenant de trekk nous ont témoigné qu’elles n’avaient, à aucun moment, pu voir les montagnes de l’Himalaya (ce qui représentait pour nous le principal intérêt de trekker au Népal, hormis le fait de marcher dans la nature), et qu’elles avaient essuyé quelques bonnes averses.  

Nous avons donc décidé de partir quelques jours dans le sud, en car, dans le parc national du Chitwan, sorte de mini jungle, sortie de nulle part. Nous avons démarré notre périple à 7h et étions censés arriver à 14h. Mais les voies du Népal étant imprévisibles, nous sommes arrivés à Sauhara, dans le Chitwan, à 18h. Sur notre trajet nous avons dû monter et descendre un nombre incalculable de montagnes, et autant vous dire que dans un sens comme dans l’autre, nous n’étions pas les seuls à les traverser ces montagnes. Et les choses arrivant, un accident s’est produit, bloquant tous les véhicules pendant 6 ou 7 heures. Imaginez : une route très sinueuse de montagne, non goudronnée la plupart du temps et sans barrière de sécurité (c’est à dire à flanc de ravin), des véhicules (voitures, bus, camions, scooters, motos, tracteurs, charrettes…) en file indienne dans les 2 sens (plus de la moitié crachant une fumée noire et dense) ; et comme nous étions en fin de mousson, les inondations ont laissé des sillons de boue épais et encore bien humides sur les routes, rendant les chemins très chaotiques. Tout ce défilé interrompu par une 1ere collision entre 2 camions, puis par une 2eme, et devant laisser passer le cortège de policiers, ambulances, pompiers, et autres badauds… Bref, nous avons mis 7h pour faire 50km, puis le reste du voyage s’est déroulé normalement (c’est à dire entre 30 et 40 km/h car le temps initial de 7h est prévu pour parcourir 200km ! Avec 3 arrêts de 30min). 

Nous sommes arrivés fatigués, mais contents puisque sains et saufs, à Sauhara. Un membre de l’hôtel est venu nous chercher à la gare routière en 4X4 ouvert, pour nous conduire jusqu’à l’hôtel. Et c’est donc de nuit que nous avons découvert notre nouvel environnement. Dans une moiteur impressionnante, nous n’y voyions rien en dehors des rais des phares de la voiture, mais nos oreilles étaient servies : le bruit typique de la jungle, des animaux en tout genre, émettant des sons à la fois excitants et angoissants. Et surtout cette espèce de bruit de cigale ou de grillon, mais 2 à 3 fois plus puissant qui enveloppe la nuit de la jungle humide. Le tout accompagné de nuages de moustiques. 

Nous découvrons, ravis, notre hôtel et son magnifique jardin, faisons connaissance avec les jolis geckos qui partagent sans scrupules notre chambre, puis définissons le programme des 2 jours à venir : une balade à pieds dans la jungle suivie d’une petite croisière en canoë et d’une visite à la nurserie des éléphants. Le jour suivant nous irons passer l’après-midi en safari dans la jungle en 4X4.

Cette petite ville paisible nous a vraiment plu. Son calme, sa vie paisible, sa rue principale bordée de jolies boutiques, de cafés et restaurants tous aussi sympas les uns que les autres ; ses habitants complètement détendus, souriants, et bien plus intéressés par nous-mêmes ou notre pays que par notre portefeuille et ce qu’on pourrait leur acheter. 

Nous n’avons malheureusement pas pu voir le fameux tigre dans la jungle, mais d’après notre guide nous sommes passés tout près de 2 tigres se faisant la cour (période de reproduction). Il est très rare de les voir à cette période car à la fin de la mousson, les herbes sont très très hautes (jusqu’à 1m50), bouchant complètement la vue. Je suis à peu près certaine de les avoir entendus aussi, Alex, lui, est plus sceptique. Entre nos 2 balades dans la jungle nous aurons quand même vu des rhinocéros sauvages, des cerfs, des daims, et des oiseaux en tout genre. Rien de folichon, à part les rhino, mais nous avons passé de chouettes moments dans cette jungle et Anaé en est rentrée avec 2 nouvelles amies qui ne voulaient plus la lâcher (des sangsues). Elle est très sociable notre fille !

Notre balade pépère en canoë s’est avérée bien plus excitante que prévue car nous avons découvert un petit fleuve dont la rive était envahie de crocodiles et de gavials (crocodiles mangeurs de poissons) se dorant au soleil. Impressionnant. 

Entre les éléphants domestiques dans les jardins, ou se promenant dans la rue, et ceux de la nurserie gouvernementale, c’était sans doute la 1ere fois que nous voyions autant d’éléphants. Et d’éléphanteaux ; ce qui était assez fascinant et émouvant. Nous avons eu la chance de pouvoir approcher de très près et de toucher un rhinocéros sauvage qui avait décidé de passer sa nuit à la gare routière d’où nous sommes partis pour Pokhara. Il s’agirait d’un rhino qui a été soigné par des humains et à l’habitude de revenir dans le village. Il n’est pas rare de le voir traverser le village en matinée et en soirée. Nous n’étions pas très rassurés au début mais l’envie étant si grande, nous avons fini pas nous en approcher. 

En quittant New-Delhi et en arrivant à Kathmandu, j’ai attrapé une angine qui m’a fatiguée ; et bien quelqu’un de l’hôtel m’a très gentiment accompagnée chez un médecin, a attendu avec moi, m’a avancé l’argent pour payer le médecin (je n’avais pas de monnaie) pour ensuite me ramener à l’hôtel. Une perle. 

Nous n’avions prévu que 2 jours pleins à Sauhara ; dommage. Nous serions bien restés quelques jours de plus dans cette bulle de calme et de gentillesse. 

Nous avons repris la route en car à 7h du matin, et sommes arrivés comme prévu, à 14h à Pokhara. Ville plus au nord, presqu’aux pieds de l’Himalaya. En temps normal son petit lac reflète les collines avoisinant la ville et, derrière elles, certains des plus hauts sommets de l’Himalaya. En temps normal, car en fin de mousson, les sommets sont sous la grisaille des nuages ; nous n’avons pu les voir qu’en carte postale ! Snif… Nous sommes restés à Pokhara presqu’une semaine, et avons profité de notre petit hôtel, de ses petit-déjeuner topissimes et de sa piscine. Le temps, malgré la grisaille sur les hauteurs, nous était favorable et nous avons pu nous balader tous les jours dans la ville et ses alentours, faire du cheval, de la barque, manger népalais, tout en nous habituant doucement au rythme quotidien des cours du cned. Nous avons entre autre visité un village tibétain et son monastère ; très agréable de voir et entendre les moines prier tous ensemble, en récitant leurs mantras au son des cors et autres cuivre. Nous avons aussi vu l’institut  de formation des moines, et avons ainsi côtoyé quelques instants de très jeunes apprentis moines, pendant leur récréation, jouant au foot en tenue de moine, le Kesa. 

Même si Pokhara est très étendue et très peuplée, elle reste une ville tranquille, non polluée, aérée, ouverte et rassurante, où les gens sont sympas, accueillants, curieux, très gentils et serviables, liant très facilement la conversation. 

« Namasté » prend vraiment tout son sens ici : respect, reconnaissance et gratitude pour celui à qui on s’adresse et pour soi-même. 

Après le Chitwan et Pokhara, Anaé nous a annoncé que plus tard, elle voudrait vivre au Népal. 

Toujours en car, tôt le matin, nous avons rejoint Kathmandu pour nos derniers jours au Népal, et la folie de la capitale nous a quelque peu refroidis. Notre 1ere visite de Kathmandu nous avait semblé bien plus agréable (le palace aidant ? Le contraste avec Sauhara et Pokhara ?). Nous avons retrouvé une ville insupportable, faite essentiellement de bruit de klaxons, de gaz d’échappement et de poussière. Pourtant nous étions en plein festival, fête hindoue très importante ici, qui n’a lieu que tous les 5 ans, et en pleines grandes vacances ; ce qui signifie que la plupart des citadins étaient partis retrouver leur famille ailleurs. Malgré cela la ville nous a semblé infernale. Nous sommes vite partis visiter les alentours, dont le stupa le plus grand d’Asie, magnifique !! Au cours de nos visites, à Pathan, nous sommes tombés sur des sacrifices d’animaux, dont nous avons réussi à échapper de justesse. La tradition hindoue impose que chaque famille sacrifie un animal (le plus souvent une chèvre) pour ce festival, d’où la migration impressionnante de bergers et de leurs troupeaux de chèvres depuis le Tibet.  

Nous avons beaucoup apprécié le Népal et nous avons vraiment envie d’y revenir, à la bonne saison, pour voir des tigres, et pour pouvoir trekker dans les montagnes dégagées. Mais nous éviterons Kathmandu ! La profusion et la beauté des temples et Stupa ne suffisent pas à faire oublier tous les désagréments de la ville. 

Namasté !

Je suis tombée par terre, c’est la faute á…

Oui, en effet, je suis tombée ! Et j’ai mis du temps à m’en remettre !

J’ai pris un coup sur la tête, je suis tombée par terre, j’ai pris une claque, non une rafale de claques, ma vision du monde s’est effondrée… 

Je suis allée en Inde.

J’y suis partie avec une tonne de fantasmes et de craintes. J’avais vu des films, des reportages qui ont construit mon imaginaire. Et puis surtout, j’ai parlé avant d’y aller, avec des gens, qui y sont déjà allés, qui connaissent l’Inde : 

« C’est merveilleux » ; « Les odeurs, les couleurs, les gens » ; « Ho là là !! La pauvreté… » ; « Attention à ta fille, c’est choquant la misère pour les enfants » ; « Tu verras, les gens les plus pauvres, sont les plus généreux » ; « Moi, j’ai vu des scènes rudes de corps mutilés, amputés » ; « Les gens sont beaux et bons » ; « Attention, c’est des menteurs et arnaqueurs » ; « Attention, les moustiques ! Et toutes leurs terribles maladies ! » ; « Fuyez les grandes villes, New-Delhi c’est l’enfer, la campagne c’est bien mieux »…

J’en ai entendu et entendu, si bien que je suis arrivée en inde impatiente, curieuse, excitée, mais aussi terriblement angoissée, craintive et crispée. Plus fermée qu’ouverte en fait. 

Le premier reflexe arrivés à New-Delhi ? S’enfermer dans la chambre d’hôtel. Bon, on avait voyagé pendant la nuit, avec une correspondance, et donc très peu dormi. On va dire ça, pour rationaliser. On n’a quand même pas eu tort de se reposer dans notre super hôtel (il n’y a que là-bas qu’on peut se payer des palaces !!!), ça nous a fait du bien, et le lendemain, première visite de la ville, en métro s’il vous plait, puisque les taxis étaient en grève (comment c’est possible, la grève en Inde ?? Allez savoir, mais la grève c’est bon signe dans un pays, non ? Ca, déjà, ça m’a plu !).

Donc notre premier contact avec l’Inde et ses habitants se fait dans le métro. J’y vais en serrant les dents, les fesses, la main de ma fille très fort… tout ce que je peux serrer. Je m’attends à voir des mendiants partout, comme dans nos grandes villes, mais en plus nombreux. Et bim ! Et bam ! Et vlam ! Et badaboum ! 1ere claque ! On a tous une idée du métro parisien, aux heures de pointe, genre la ligne 1 à 18H30. On sait tous ce que c’est qu’un métro bondé. Et bien non, en fait quand on est français on ne sait pas ce que c’est qu’un métro bondé. Imaginez, visualisez la vidéo d’une fourmilière géante en accéléré. Vous y êtes presque. Un métro assez propre (pas plus sale que les nôtres), ce qui renvoie mon 1er préjugé à la poubelle. Une vérification des sacs et une fouille de chaque personne à l’entrée (comme quand on passe à l’aéroport, la même !), donc si t’as pas de ticket, tu n’entres pas. Donc pas de mendiant. 2eme préjugé, out. Chez nous, nous avons en général un escalator pour monter (et parfois un pour descendre) et des escaliers, et bien là c’est 2 escalators dans chaque sens, archi bondés, et des escaliers, archi archi bondés. Quand tu arrives sur le quai, en fin de journée, t’es fatigué de ta journée et d’avoir beaucoup marché, et bien en fait c’est presqu’une 2eme journée qui commence. Il y a un métro toutes les 50 secondes mais tu en laisses passer vraiment beaucoup  avant de pouvoir entrer dans une rame (enfin, tu n’entres pas tu es porté par la marée !). Il y a un garde devant les portes pour empêcher les gens de pousser (je n’imagine même pas le carnage s’il n’y avait pas de garde !!). Les gens poussent insistent, cherchent à entrer, même quand le sonnerie a retenti pour signaler le départ. Heureusement le métro indien est climatisé. 

Les 2 premières rames sont exclusivement réservées aux femmes pour les protéger des agressions des hommes. C’est fou de devoir en arriver là, mais en même temps c’est génial de protéger enfin les femmes. Il y a des affiches partout contre les agressions faites aux femmes avec des numéros à appeler pour les dénoncer. L’Inde est en mouvement.

Enfin ce métro c’est vraiment une aventure à lui tout seul. Mais une aventure agréable car malgré la foule, on ne s’y sent pas du tout en insécurité, on a juste peur au début, sans repère, de s’y perdre, mais après coup, quand on a compris le sens des lignes et l’affichage, on n’y est pas si mal. Finalement à Delhi nous n’avons circulé qu’à métro. 

A la sortie du métro, nouvelle angoisse. Notre 1ere visite, le fort rouge, se fait en traversant le bazar. Là, pareil, je me dis que dans un marché, on voit des gens qui mendient, des racoleurs, des rabatteurs, des pickpockets, des enfants miséreux… Donc je serre ! Sur le marché, bien sûr qu’on nous demande d’acheter un sari, des fausses Nike, des cartes postales, des boissons, des bijoux… tout y passe, mais on répond « non merci » et voilà, ça s‘arrête là, on ne nous a pas harcelé pour qu’on achète. Oui, bien sûr, il y a des gens qui font la manche, mais pas tant que ça en fait, si tu relativises à la masse innombrable qui s’étend devant toi. Pas plus qu’ailleurs. Bon allez un peu plus, mais loin de ce que je m’imaginais. J’avoue que c’est peut être bien ça qui m’a le plus surprise. Je m’attendais à voir des quantités de mendiants et des enfants supplier les passants, je m’imaginais culpabiliser toutes les minutes à l’idée de ne pas donner à ces pauvres gens et surtout de ne pas vouloir croiser leur regard. Oui ils sont pauvres bien sûr, l’Inde est pauvre mais ça reste des hommes. C’est juste des gens, pas des monstres difformes qui vont restés gravés dans le noir de mes paupières pendant des nuits entières. Encore un cliché aux oubliettes.

Je pensais être ouverte, tolérante, juste, sans jugement mais en fait non. J’ai réalisé que je pensais, sans me l’avouer vraiment, que ces hommes, pauvres, avaient perdu leur dignité. Je préjugeais que la misère les rendait inhumains, monstrueux, laids, incapables de bonté ou de douceur, et capables du pire (j’avais « la cité de la joie » et « slumdog millionnaire » en tête !!! oui je sais ça vole bas, mais si j’écris c’est pour tenter d’être la plus honnête possible avec moi-même). Evidemment j’en ai croisé des regards vides, où une grande part de dignité a disparu ; des personnes couchées par terre qui se confondent avec la crasse de la rue, qui ne demandent même plus, et donnent l’impression d’attendre que tout s’arrête. Mais ce sont des exceptions, comme il y en a dans toute société, comme il y en a chez nous. 

Tous ces gens dans la rue qui vivent, rient, chantent, parlent, échangent, travaillent, dorment, mangent, lisent, attendent… tous ces gens, sont bien des hommes, des humains. Ils sont tous comme moi, je me suis retrouvée en presque tous ; celui-là range son stand et essaie de le rendre attractif, celui-ci balaie devant sa boutique, lui boit et s’essuie le front, lui donne à manger à son enfant en lui souriant. Il souffle parce qu’il a trop chaud, il marche en sifflant, il crie sur son voisin qui fait trop de bruit (non ça j’ai dû le rêver, tout le monde fait trop de bruit ici et ça ne dérange personne, sauf moi !), il se regarde dans un miroir de fortune et se recoiffe… 

Tous ces hommes ensemble qui vivent tous les uns avec les autres, ou contre les autres, ou sur les autres, avec comme seul objectif, que cette journée soit la plus belle possible, ou la moins laide possible me ramènent à l’essentiel de notre condition : la vie. Etre vivant. Mais vraiment ça ! Vivant au sens premier du terme : vivant = pas mort ! Tant que tu respires, t’es vivant. Juste ça. Etre là au milieu de ces gens qui n’ont rien et qui sont quand même là, accrochés autant que moi, qui vivent les choses comme moi en riant ou en pleurant, fait que je me suis vraiment sentie très proche d’eux. Mais je ne m’en suis pas rendue compte de suite. Je n’ai pas compris. Pas proche parce qu’on pense les mêmes choses, ou qu’on a le même style de vie, comme je suis proche de mes amis. Proche parce qu’on est pareil, proche parce qu’on vient tous du même endroit et de la même manière, et qu’à la fin il nous arrive à tous la même chose. Proche parce que en vie. Au même endroit au même moment. 

Je ne crois pas que ce soit la pauvreté qui m’ait fait ressentir ça ; je crois que c’est la multitude, la fourmilière, la ruche, la quantité incroyable de gens, partout, tout le temps. Là, plus que jamais je me suis sentie prise dans un système bien plus fort que moi, comme une fourmi dans sa fourmilière, une abeille dans sa ruche. Tous ensemble dans le même sens, avec le même but (mais lequel ?). Je ne sais pas, ensemble n’est pas assez, n’est pas le mot juste. Il ne rend pas assez compte de la communauté de destin. Il y a quelque chose d’animal, de naturel, par delà l’humain et le désir, on a l’impression qu’on ne décide pas tant que ça en fait, comme si on était portés, guidés, obéissant à une force qui nous unis tous les uns aux autres. Anaé me disait l’autre jour que parfois elle s’imagine qu’on est comme des playmobils et qu’il y a quelqu’un au-dessus de nous qui joue avec nous, qui décide et choisit pour nous. C’est un peu ça peut-être. Imaginez la psy que je suis, remettant en question le désir chez l’individu… 

Après leur travail, ils rentrent chez eux, rejoindre leurs proches, tenter de se reposer, de dormir, de manger un peu. Quel que soit le goût de la soupe et l’épaisseur du matelas, on est tous pareils. Tout ce qui change c’est le décor mais l’histoire est la même. Propre ou crasseux, riche ou pauvre, gros ou maigre, en tuk-tuk ou en BM, en sari ou en jean, pieds nus ou en sneakers… tous pareils. Vivants. Appartenant à la même espèce. Recherchant les mêmes choses. 

Nous marchons dans une ville bondée, de gens, de chiens, de vaches, d’immondices. C’est sale, oui, c’est très sale, mais les gens ont d’autres priorités ici que celles de nettoyer les rues ou de recycler (enfin ils recyclent, mais à leur manière). On n’est d’ailleurs plus habitué à voir les gens jeter sans aucun scrupule leurs bouteilles, canette, sac, emballage… et on a beau chercher, on ne trouve pas de poubelle. D’ailleurs quand tu en trouves enfin une, tu trouves ça marrant, elle est souvent vide et entourée de détritus par terre, et surtout t’as l’air bizarre quand tu jettes à la poubelle. Sur l’autoroute, c’est assez hallucinant de les voir tout balancer par la fenêtre !!

Donc c’est sale, et évidemment ça pue ! Mais parfois tu te retournes et tu cherches, parce que tu viens de sentir un truc qui du coup, devient ce que tu n’avais jamais senti d’aussi bon ! Est-ce parce que ça empeste tant que tout à coup ça sent si bon ? Ou parce que le jasmin que tu viens de dépasser a vraiment la meilleure odeur du monde ? Tu sens quelqu’un qui cuisine et les épices viennent te réveiller certaines papilles que tu ne connaissais même pas dans ton système olfactif ; ou bien quelqu’un a fait bruler un encens si merveilleusement parfumé que tu en es hypnotisé ; ou tu croises juste un homme qui sent divinement bon. 

Oui ça pue terriblement et en même temps, ça sent si bon. 

Je ne vais pas décrire ici le Taj Mahal, sa lumière, sa splendeur, sa majesté, sa beauté. Il est magnifique, je suis très heureuse de l’avoir vu et ne regrette pas de m’être levée à 5h du mat pour le voir au levé du soleil (les 1ers rayons du soleil le rendent rose) -même si ce jour-là il a fait gris et le soleil n’a pas percé à travers les nuages. 

Ce qui est le plus incroyable, le plus courageux -ou fou ??- la vraie aventure, c’est de faire une course en tuk-tuk. Tu mets dans un film la scène basique d’un mec qui fait un trajet en tuk-tuk, elle sera coupée au montage, on te dira que c’est trop, que c’est exagéré. J’ai rarement fait quelque chose de plus dangereux. Tu roules dans une ville ou 3 voies sont dessinées au sol, mais en fait les automobilistes, mêlés aux bus, aux camions, aux vélos, aux scooters, aux tuk-tuk, aux tracteurs, aux motoculteurs (oui oui ! ils accrochent une charrette à un motoculteur et ils ont un véhicule !!) aux charrettes, aux chevaux, aux vaches couchées au milieu, tout se beau monde réuni finit par en former au moins 8, des voies de circulation. Et tu te demandes encore comment c’est possible, mais t’as quelqu’un qui traverse à pied la rue et un autre qui marche au milieu des voies. Il faut aussi savoir qu’en Inde le véhicule est construit autour du klaxon. Si tu n’as pas de klaxon, tu n’as pas de véhicule. Ils klaxonnent pour tout, ou pour rien. Il te double, il klaxonne ; il veut passer, il klaxonne ; il te laisse passer, il klaxonne ; tu le gènes, il klaxonnes ; il veut te prévenir qu’il arrive, il klaxonne ; il dit bonjour à son pote, il klaxonne. Il y a même des véhicules où il est inscrit à l’arrière « horn please » (klaxonnez s’il vous plait). C’est pas dingue ça ?? On a mis du temps à comprendre pourquoi et on en a déduit que comme ces petits véhicules n’ont pas de rétro, ils te demandent de klaxonner pour les prévenir que tu arrives. La ville est remplie d’un bruit assourdissant et incessant de moteurs et de klaxons. 

Donc t’es dans ton tuk-tuk, un petit véhicule sans permis, à 3 roues, entièrement ouvert, sans aucune protection (casque ou ceinture), qui roule à une cinquantaine de km/h, et qui se faufile entre les voitures déjà très serrées les unes contre le autres. Le mec a évidemment le doigt greffé au klaxon, il fonce, il prend les rond-point à fond la caisse, et toi tu crois que tu vas t’envoler et t’écraser contre le tracteur que tu doubles. Et surtout tout en te tenant comme tu peux à ce que tu trouves, tu tiens ton t-shirt contre ton nez et ta bouche pour t’éviter un cancer express des poumons ; car faut-il le préciser (?) les voitures ici ne passent pas au contrôle technique (enfin pas le même que nous), et le fait qu’elles émettent des gaz les plus noirs et épais possibles ne gène personne. Même dans mes pires cauchemars je n’avais pas imaginé un trafic aussi dense, aussi bruyant, pollué, intense. 

C’est vraiment difficile pour un français de traverser la rue, car pour nous faciliter la tâche ils ont eu la bonne idée de rouler à gauche. Et on ne se rend pas compte à quel point on est conditionné par le sens de la marche, pour traverser c’est d’un compliqué !! Il faut s’y reprendre à plusieurs fois, d’autant que les véhicules ici ont la priorité et forcent le passage. 

Et tout cela pour un petit séjour d’une semaine. L’Inde n’a sûrement pas fini de me surprendre quand nous y retournerons, plus au sud, après le Népal.

Oui, parce qu’il y a eu le Népal après New-Delhi. Et là c’est encore un autre monde qui s’est ouvert sous mes pieds. J’ai mis du temps à m’en remettre, il m’a fallu du temps pour digérer tout ça, pour comprendre ce qui m’était arrivé. Et les 2 à la suite, ça fait beaucoup. Est-ce pour cela que je suis tombée malade en arrivant au Népal, ou seulement à cause de la clim ? Je n’en sais rien mais je me suis retrouvée avec une bonne angine pendant 4 jours. Ce qui m’a quand même permis de tester le système médical Népalais. Je me suis rendue dans un cabinet en ville, avec un médecin qui m’a auscultée et m’a donné des médicaments ; la pharmacie étant directement dans les locaux du médecin. J’ai payé ça 100 roupies, soit 80 centimes d’euros pour la visite et les médocs. En discutant avec la personne qui m’y a conduite, j’en ai déduit que ce système est entièrement public et que le médecin est directement payé par l’état. Je n’ai payé en fait que les médicaments. 

Nous quittons le Népal dans 3 jours ; nous y avons passé 15 jours, mais j’en parlerai plus tard. 

La Jordanie

Bonjour à tous !

Et bienvenue sur notre blog de voyage. 

Aujourd’hui je vais vous parler de la Jordanie. La Jordanie est un pays qui se situe dans le Moyen-Orient en Asie. La capitale est Amman, c’est une monarchie et on y paye en JOD (dinar jordanien).

Les habitants sont les Jordaniens et leur religion est L’islam. L’islam est une religion très différente de la notre dans plusieurs domaines. En premier, les moments de prière sont calculés à partir de la position du soleil dans le ciel, et 5 fois par jour l’imam appelle les gens à la prière par un haut-parleur qu’on entend dans toute la ville, depuis la mosquée. Les hommes et les femmes ne prient pas au même endroit : les hommes à la mosquée, les femmes à la maison. 

Ensuite on doit aussi savoir que dans leur culture les femmes ont des droits différents par rapport aux hommes. Voici un exemple frappant pour nous européens: les femmes portent un voile ou parfois se couvrent même de la tête aux pieds sans rien laisser dépasser, sauf bien sur les yeux pour voir. Et à la piscine elle doivent se baigner en burqini (sorte de combinaison de plongée recouvrant tout le corps, même la tête). 

Dans leur culture, la famille est très importante et ils ont souvent beaucoup d’enfants (comme dans les contes de fées).

Leurs habitudes sont très différentes des nôtres par exemple ils ne portent pas la ceinture de sécurité dans leur voiture, et d’ailleurs à l’arrière pour les passagers, souvent il n’y en a pas. Ils utilisent aussi leur téléphone en conduisant. Et ils ont le droit de fumer au travail ou dans les lieux publics.

Ah oui ! Et il faut que je vous parle de la mer morte. Une mer qui relie Israël et La Jordanie. Alors en fait la mer morte ressemble plus à un lac car il n’y a pas de vague, parce qu’elle est très très salée et donc très lourde. La sensation quand on est dedans, est très bizarre ; on se sent en apesanteur, tout le corps flotte. Mais il ne faut pas du tout avoir la moindre petite plaie quand on y est car ça pique très fort !!!!! 

Maintenant parlons de  LA VILLE la plus célèbre en Jordanie… PETRA! 

Petra est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization) depuis 1985, et est l’une des 7 merveilles du monde.

Apparue vers la fin du 8ème siècle avec les Édomites, Petra est ensuite devenue la capitale des Nabatéens au 6èmesiècle avant J-C. Pendant 500 ans, Pétra était très riche et très peuplée. La cité resta sous la domination des Nabatéens jusqu’en l’an 100 ap. J.-C. avant de tomber aux mains des Romains.

En 551 un séisme détruit la région qui devient une « cité perdue » seulement connue des bédouins. Jusqu’en 1812, quand un explorateur Suisse, converti à l’islam, redécouvrit Petra qui devint un site archéologique très visité. 

En marchant dans Pétra j’ai eu chaud, soif, mal aux jambes… Mais quelle merveille !! Tout est magnifique sous un soleil qui donne une belle lumière rose. On y voit des vestiges de statues, de tombeaux, de maisons troglodytes, de thermes, d’église…

Malheureusement à Petra on peut rencontrer beaucoup d’enfants qui travaillent au lieu d’être à l’école ; on voit beaucoup de chiens et de chats errants. De plus, il y a beaucoup de gens qui offrent des balades à dos d’âne, de chevaux ou encore de chameaux. Même si les gens m’ont dit que les animaux ne sont pas maltraités, j’ai un peu de mal à les croire, car : les sangles sur le ventre et la gorge des ânes sont très serrées, ils transportent les touristes toute la journées au soleil, j’ai vu certains maitres taper leurs animaux, ils portent leur selle toute la journée sans interruption. Par contre on m’a aussi dit de ne pas monter sur les animaux des enfants, car eux, sans avoir conscience de ce qu’ils font, maltraitent réellement leurs animaux. Ma mère m’a expliqué que c’est probablement dû au fait que ces pauvres enfants qui vivent dans la rue, ne sont sûrement pas eux-mêmes traités correctement.

Après Petra, nous avons passé une nuit dans le désert rouge du Wadi Rum. Nous y sommes allés en 4X4, et j’ai même pu faire le voyage sur le toit du 4X4 avec mon père. J’ai fait du snowboard (plutôt du « sandboard » !!) sur une dune de sable, et j’ai escaladé des roches. Nous avons dormi dans un campement de bédouins sous une tente. Nous avons mangé à la belle étoile et après, nous avons écouté de la musique bédouine. Le lendemain matin j’ai fait un tour en dromadaire. Les gens qui nous accueillaient dans leur campement étaient très très gentils, ils m’ont laissée essayer leurs instruments de musique.

Ensuite nous sommes allés dans l’extrême sud du pays au bord de la mer rouge, à quelques km de l’Egypte, d’Israël et de l’Arabie Saoudite. 

J’ai fait du snorkeling et j’ai vu une multitude de poissons, et même un tank au fond de l’eau. Mes parents ont eu la chance de voir une tortue.

Là-bas j’ai adopté un petit chaton et je l’ai appelé « Minimouche ».

Un dernier petit, mot à propos de la nourriture : les repas sont souvent composés de plats à base de poulet ou d’agneau, d’aubergines, pois-chiches, sésame, riz, avec beaucoup d’épices (zaatar, sumac…) et de miel, de grenades, figues et figues de barbarie…

J’ai commencé l’école, et pour l’instant c’est un peu bizarre d’étudier dans une chambre d’hôtel, au bord de la piscine ou même à l’aéroport !! Mais bon, je finirai bien par m’habituer.

Et voilà ! Je pense que je vous ai tout dit. Si vous avez des questions n’hésitez pas à m’écrire sur le blog ou par mail. 

Je vous souhaite une bonne journée !! 

Anaé

PAYS JORDANIE 
CAPITALE AMMAN 
SUPERFICIE 89 342 Km2 
NOMBRE D’HABITANTS 10 458 413 (EN 2017) 
LANGUE ARABE 
RELIGION ISLAM 
CLIMAT SEC ET CHAUD 
MONNAIE JOD (DINAR JORDANIEN) 
CONTNENT ASIE (MOYEN ORIENT) 
REGION PROCHE-ORIENT 
GOUVERNEMENT (TYPE) MONARCHIE 
DECALAGE HORAIRE (PAR RAPPORT À PARIS) PLUS 1H 
PAYS LIMITROPHES SYRIE, IRAK, ISRAÉL, ARABIE SAOUDITE, EGYPTE 

Petra ou Wadi Rum ????

Entre les 2, mon cœur balance…

Nous avons longuement (et chaudement) marché dans cette merveille qu’est Petra. Nous y avons vu des vestiges magnifiques des civilisations passées, les édomites, les nabatéens, les romains, les bédouins. Nous l’avons vue de jour, sous un soleil de plomb qui sublime la roche aux différentes teintes de rose, parme, rouge. Et de nuit, le Siq et son Trésor tout illuminés de milliers de bougies. Comment dire ? Merveilleux ? Magnifique ? Splendide ? Epoustouflant ? Incroyable ? Autant de qualificatifs tous aussi vrais et justes les uns que les autres, mais tous aussi très insuffisants. Voir le travail des hommes au fil des millénaires nous renvoie notre force, notre puissance et notre pouvoir en tant qu’humain, et au fait que nous sommes vraiment capables, tous ensemble de faire grand, beau et bien. 

Malgré cela, on se sent vraiment tout petit dans Petra. Toute cette beauté nous ramène également au fait que finalement, chacun d’entre nous, nous ne sommes pas grand chose. Des grains de sable.

Je pourrais vous dire exactement la même chose pour le Wadi Rum, mot pour mot. Merveilleux, magnifique, époustouflant… Toute cette beauté qui traverse les millénaires, toutes ces couleurs sous le soleil qui habille les roches de toutes les teintes possibles ; sous les étoiles qui confèrent au désert tout son mystère et son attraction. Les roches sont sculptées en une infinité de détails qui les rendent toutes uniques. Le sable rouge, mouvant et co-créateur des dunes éphémères. 

Difficile de savoir, quand on n’est pas expert, lequel engendre l’autre : la roche qui s’érode et nous restitue le sable ? Ou bien le sable qui, poussé par le vent et l’humidité de la nuit, construit grain après grain ces rochers vertigineux ? 

Et ce soleil de plomb dont la chaleur est rendue supportable par une vent doux et presque frais…

Un décor de rêve, de fantasme, de cinéma…

A la différence près qu’ici, les hommes n’y sont pour rien. Toute cette beauté n’est que l’oeuvre lente, spontanée et aléatoire de la nature. 

On se sent vraiment tout petit dans le Wadi Rum.

Oui, on se sent tout petit dans le Wadi-Rum, mais être là, dans ce lieu magique et presque irréel tellement il est difficile à imaginer, fait qu’on se sent fort, qu’on se sent plus vivant que jamais. 

Nous sommes partis en 4X4 à 4h de l’après-midi et avons roulé 3h jusqu’au coucher du soleil. Avant de partir, nous pensions que rouler à 9, pendant 3H à l’arrière d’un 4X4 d’un autre siècle, allait être insupportable et interminable. 

En réalité ce voyage n’a duré que 10 minutes, tout au plus. Dès le début on est pris et transporté dans un autre monde et un autre temps. On s’est arrêté plusieurs fois pour pénétrer à pied dans les canyons étroits, monter tout en haut des dunes et les dévaler, escalader les roches pour prendre de la hauteur et admirer le paysage ou le coucher du soleil sur le désert de sable et de roches. 

Après le coucher du soleil, nous avons rejoint notre campement et nos tentes en tapis et peaux de chèvre tendus, où nous allions passer la soirée et la nuit. Et là, on apprécie le progrès quand on réalise que les panneaux solaires ont remplacé les groupes électrogènes et leur bruit assourdissant. 

Nous avons savouré un repas typique des bédouins de Jordanie : du poulet cuit dans un four creusé dans la terre, différentes salades de tomates et concombres aux herbes, du riz épicé, des pommes de terres épicées cuites avec le poulet, une sorte de purée de haricots rouges dont j’ai oublié le nom, des galettes de pain… Et bien sur de délicieuses pâtisseries orientales au miel et aux fruits secs.

Après le repas, nous nous sommes installés autour d’un brasero et avons bu du thé chaud, au son des musiciens et chanteurs bédouins, qui nous ont ainsi bercés une bonne partie de la soirée. 

Anaé, la seule enfant du groupe, a gentiment été invitée à essayer leurs instruments de musique. 

Alex en a bien sûr profité pour prendre des photos du ciel magnifiquement étoilé.

Nous avons dormi dans le calme absolu du désert ; le début de la nuit était très chaud, puis le froid et l’humidité sont venus nous rafraichir presque d’un seul coup vers 3h du matin. 

Au réveil nous avons pris le petit déjeuner, lui aussi typique, composé de thé, de houmous, de tomates et concombres, de fromage blanc salé, de purée de haricot, de biscuits secs et bien sur de galettes de pain.

Avant de repartir Anaé a fait un petit tour sur le dos de Crazy, un sacré dromadaire, mangeur de carton (oui !oui !) et faiseur de grimaces. 

Nous avons été accueillis sur ce campement par une dizaine de bédouins, vivant là tout l’année, sans femme ni famille « pour rester libres » disent-il. S’ils ne sont pas d’un abord très souriant, ces hommes sont d’une gentillesse et d’une générosité rares. Généreux en temps, conseils, questions, réponses… Ils n’ont pas la suspicion, la méfiance ou l’inquiétude que nous pouvons avoir nous, européens face à l’autre.

Et ils ont des yeux à tomber à la renverse !! ce qui ne gâche rien !!

Nous avons passé ce moment avec ce couple espagnol très sympa, un autre couple hawaïen et 2 jeunes hollandais. Nous avons tout naturellement partagé tous ensemble ce moment ; nous ne nous connaissions pas, mais ce lieu nous a connectés immédiatement les uns aux autres. L’avantage du voyage et du dépaysement : le besoin irrépressible de créer du lien et de communiquer.

En effet mon cœur balance entre la beauté créée par les hommes et celle engendrée par la nature… 

Mais en réalité… je n’ai pas à choisir !!! 

Inoubliable Madaba

Ce soir, (dimanche 8 sept) après avoir roulé 5 heures dans la campagne jordanienne, nous venons d’arriver à Petra, et de nous installer dans notre hôtel où nous disposons d’une bonne connexion internet.

Nous trouvions Amman et ses habitants chaleureux et accueillants, ce n’était qu’un avant goût de ce qui nous attendait à Madaba. Cette petite ville du centre de la Jordanie nous a révélé bien des surprises. 

Pourtant lorsque nous sommes entrés dans la ville, nous n’étions vraiment pas très convaincus de vouloir y rester ni très confiants ; ce que nous y voyions ne nous faisait pas rêver du tout : très pauvre, délabré et assez sale.

Et puis nous nous sommes enfoncés dans le centre ville et son petit quartier piétonnier, nous nous sommes rapidement installés à l’hôtel, et sommes sortis faire un tour. 

Et là nous avons découvert des commerçants tous aussi gentils et accueillants les uns que les autres, des petites boutiques de poterie ou de mosaïques absolument magnifiques, des gens dans la rue heureux de nous demander d’où nous venions et de nous souhaiter la bienvenue en Jordanie et à Madaba. 

Nous avons rencontré par pur hasard un lieu incroyable : « Kawon : Once upon a time » : une librairie/café restaurant, tenu par les bénévoles d’une association locale, aidé par des volontaires internationaux (en ce moment une jeune designeuse française et une jeune architecte et menuisière taïwanaise). Nous sommes tombés sous leur charme et sommes allés plusieurs fois leur rendre visite. Nous avons passé un peu de temps avec eux dans leur librairie et leur patio, un lieu très ancien et résolument moderne à la fois. Ensemble nous avons discuté de la vie et des voyages, bu du thé à la menthe, du citron pressé à la menthe, et mangé local. Qaïs nous a offert du miel jordanien, Anaé a beaucoup joué avec leurs chatons. Et nous avons échangé nos adresses mail et pris rendez-vous, car nous nous reverrons !! A Taïwan : Yulin et Qais y seront en février, en même temps que nous ! Le hasard fait bien les choses. 

A 45 min de la ville, des expériences surprenantes nous attendaient. Se baigner dans des sources et sous des cascades d’eau chaude (de 40 à 65°C) saturées de potassium et de magnésium, passer l’après-midi dans une oasis de fraicheur sur la plage de Oh Beach avec ses piscines à débordement et son coucher de soleil sur la mer morte. 

Et le clou du spectacle : une incomparable baignade dans cette Mer Morte incroyable. Quand on entre dans cette eau, on a l’impression d’entrer dans un bain d’huile tellement l’eau est lourde et immobile ; pas une vague, pas un poisson ou un quelconque organisme vivant (en tout cas à vue d’œil). Seule la croute blanche et épaisse de sel qui craquelle un peu quand on y pose le pied nous accueille. On marche un peu dans l’eau, intrigué, curieux, on lève les yeux vers l’horizon et on aperçoit Israël, hallucinant !! Et puis après quelques minutes on se jette à l’eau, on se dit qu’on va s’immerger complétement. Et bien ce n’est pas possible !!!! Aussitôt qu’on lève les pieds pour tenter de barboter ou de nager un peu, tout le corps remonte à la surface, on flotte littéralement. Cette expérience de flottaison est incroyable, on sent cette force qui nous dépasse ; pivoter du dos sur le ventre en douceur est impossible, on bascule comme un culbuto (vous savez ce jouet pour bébé qu’on pousse, qui se relève tout le temps sans jamais tomber). 

Mais bon tout aussi génial que cela puisse être on ne peut guère y rester très longtemps, l’eau très très salée (on s’en doutait) picotte partout sur le corps, et surtout, elle n’est pas loin des 35°C en cette période, si bien qu’entre le soleil de plomb et la chaleur de l’eau, on a assez vite envie de sortir prendre une douche fraiche. Les bains de boue sont de rigueur, séchage au soleil et rinçage nature dans la mer. 

Nous voulions être surpris et en prendre plein les yeux, nous voilà comblés. 

Mais je ne vous ai pas assez parlé de la gentille et de l’hospitalité des gens…

C’est peut être bien cela le plus merveilleux ici. 

Sur la route, dans un coin perdu, nous nous trouvons face à des travaux et à la route barrée, il ne nous a pas fallu attendre 2 minutes sans qu’un gentil monsieur nous fasse signe de le suivre et nous guide pendant une quinzaine de km pour nous remettre sur  notre chemin. Nous ne trouvons pas l’hôtel où nous séjournons, un autre gentil monsieur nous offre son aide et son téléphone pour que nous puissions joindre l’hôtel. Et je ne vais pas toutes vous les raconter, des histoires comme celles-là nous en avons accumulées plein en une semaine. Je vous parlerai plus tard de cet accueil auquel nous avons eu droit ici à Pétra en arrivant ce soir. Nous les français, nous avons bien des leçons à tirer et des progrès a faire en terme d’accueil, d’hospitalité et de partage. 

J’adore les jordaniens

L’unique chose qui me déplait ici, c’est de voir les femmes se baigner en burqini. 

Voir, en ville, des femmes entièrement voilées ne m’a pas provoqué d’émotion particulière. J’ai l’habitude de voir des femmes voilées, voire en burqa. C’est une question de religion et de culture qui ne sont pas miennes mais que je respecte. 

Mais arriver à la piscine et voir tous ces hommes barbotant tranquillement dans leur maillot de bain, à coté de leur femme couverte du front jusqu’aux orteils, cachant tout leur corps et leurs cheveux, et se baigner avec ce maillot d’un autre monde qui doit peser une tonne ! Ca, pour la femme occidentale et française que je suis, c’est quelque chose d’assez terrible. J’ai ressenti une profonde colère et une immense peine. Je dois avouer que j’ai eu du mal à accepter, et qu’il m’a fallu du temps pour m’y faire -enfin je ne crois pas que je m’y suis faite, je me suis résignée, je ne pouvais rien faire d’autre. 

Je ne voulais pas rester, ne voulais plus me baigner, je leur en voulais. Finalement l’enthousiasme d’Anaé et d’Alex m’a convaincue de me baigner… Mais habillée s’il vous plait !!! Impossible de porter un maillot de bain à coté d’elles et sous le regard de tous ces hommes. Je me suis baignée en t-shirt et en pantalon (heureusement que je portais un pantalon en toile légère !!), et Anaé a gardé son t-shirt.

J’aurais pu, je pense, me baigner en maillot en toute sécurité, les hommes ne sont pas agressifs du tout, mais au risque de passer l’après-midi avec tous les regards braqués sur moi, et de me faire siffler plus souvent qu’à mon tour. Non merci ! Certaines femmes plus courageuses se seraient baignées en maillot, par provocation et rebellion. Elles auraient eu raison et je les aurais soutenues, mais je ne suis pas assez courageuse. Ou peut être que je suis trop chanceuse d’être européenne et pas assez solidaire de toutes les femmes. En tout cas, à ce moment-là, pour moi, me baigner en maillot eût été comme leur dire « vous n’avez rien compris à la vie et je vais vous montrer ». Indécent. Je préfère combattre par l’éducation de ma fille, qui a compris un peu plus encore ce jour là, l’importance du combat pour l’égalité des sexes. 

Amman & Taxis

Amman – Jordan

Yes we are still alive… Adjusting to our new life style. Marie went over our feeling in Amman and first days in Jordan. Here are some input to help you decide whether you should go to Jordan or not, plus a potential occupation while there. 

6 reasons why you should come to Amman

1 – People are very friendly.

2 – If you like to be welcomed every where you go.

3 – If you enjoy Roman ruins.

4 – If you hate recycling.

5 – If you love figs and dates.

6 – If you like to drive.

6 reasons why you should NOT come to Amman !

1 – If you don’t like weird cats -one eyed cats, three legged cats etc…-

2 – If you like grass and green parks.

3 – If you like bicycling.

4 – If you can’t stand being cut off in a waiting line.

5 – If honking irritates you.

6 – If dry heat is too much for you.

6 reasons why you should be a cab driver in Amman !

1 – You don t need to bother asking your customers if you can smoke in your own car.

2 – You can speak louder on the phone than your customers between each other.

3 – Don t worry if you don t understand where you’re taking your customers, as long as you have a friend who speaks English, you just hand the phone to them.

4 – No need to know the city’s street names, just ask for the nearest landmark or hotel.

5 – You can honk the horn at other drivers while waiting at the red light.

6 – No need to buckle up as your customers will crash into you anyway, since there are no seat belts in the back.

Next time… Why you should visit Madaba and the Dead Sea ?… or not.

Amman – Jordanie

Oui nous sommes toujours vivants… On s’acclimate a notre nouvelle vie. Marie a communique sur les premiers jours en Jordanie. Voici quelques points pour vous decider (ou pas) a venir a Amman, plus une idee de boulot pendant votre sejour. 

6 raisons pour lesquelles vous devez aller a Amman.

1 – Les gens sont sympas.

2 – Si vous aimez qu’on vous souhaite la bienvenue.

3 – Si vous aimez les ruines romaines.

4 – Si vous n’aimez pas recycler.

5 – Si vous aimez les figues, dates et grenades.

6 – Si vous aimez conduire.

6 raisons pour lesquelles vous ne devez pas aller a Amman !

1 – Si vous n’aimez pas les chats bizarres (chat avec un oeil, trois pattes etc…)

2 – Si vous aimez la pelouse et les parcs verts.

3 – Si vous aimez vous deplacer en velo.

4 – Si vous ne supportez pas de vous faire doubler dans la queue.

5 – Si le klaxonne vous irrite. 

6 – Si vous ne supportez pas la chaleur. 

6 raisons pour lesquelles vous devriez etre chauffeur de taxi a Amman !

1 – Vous pouvez fumer dans votre taxi sans demander l’avis de vos passagers.

2 – Vous pouvez parler au telephone plus fort que vos passagers entre eux. 

3 – Ne vous inquietez pas si vous ne savez pas ou vos passagers veulent aller, tant que vous avez un(e) ami(e) qui parle anglais, vous pouvez l’appeler et leur passer le telephone.

4 – Pas besoin de connaitre le nom des rues, Il faut juste connaitre les principaux hotels.

5 – Vous pouvez klaxonner autant que vous voulez au feu rouge.

6 – Pas besoin d’attacher votre ceinture de securite car de toutes les facons, vos clients vous percuteront de plein fouet car il n’y a pas de ceintures derriere. 

La prochaine fois… Pourquoi visiter Madaba et la Mer Morte ?… ou pas.