Bonjour à vous tous,

Et bonne reprise ou rentrée à tout le monde !!!

De notre coté, nous avons bien troqué cartable, sacs et dossiers pour le sac à dos (certes un peu gros), les cours en ligne, et surtout l’école de la vie.

Nos dernières semaines en France ont été très denses et très riches en émotions, et nous avons vécu grâce à vous tous un départ magnifique, lui aussi très chargé émotionnellement, entre les rires et les larmes.

Nous avons presque pu voir tout le monde avant de partir, nous avons pu vous serrer dans nos bras et partager un moment avec vous tous, ce qui était vraiment important pour nous (on le sait avant, on le ressent après…). Nous avons pu, presque tous les jours, voir et passer du temps avec des personnes qu’on aime; nous avons pu embrasser et serrer fort des personnes qu’on aime jusqu’au moment du départ, c’est top. 

A l’aéroport, les derniers coups de fil ont presque été impossibles… trop chargés, impossible de parler. Dans l’avion, en pleurant, nous avons pu envoyer des messages et communiquer avec pas mal d’entre vous jusqu’au dernier moment.

Pour tout ça MERCI BEAUCOUP !!

Et le sac à dos !!!???? On n’en parle même pas ! Ou très peu…

Fringues, produits anti-moustique, moustiquaires, chaussures, guides, crèmes solaires, trousse de secours… Nous avons refait notre sac 100 fois, en enlevant des fringues, les remettant, se demandant si « ça ! C’est vraiment utile ou pas ?? », si « ça ! On en trouvera partout ou pas ? »… Questions futiles des pauvres matérialistes que nous sommes… nous allons apprendre à lâcher !

Et aujourd’hui nous voilà à Amman, en Jordanie !!!!

Nous sommes arrivés de nuit, (23H), exténués de toutes ces émotions, et du vol, affamés, mais tellement heureux. 

Pour Anaé, dès l’aéroport, le choc a été immédiat : « pourquoi les femmes sont habillées comme ça ? » (niqab et hijab noirs, ou longue tenue avec voile cachant tout sauf le visage…), et « certains hommes aussi sont habillés bizarrement, en robe blanche ? »…. D’emblée les questions de religion, de laïcité, de respect de la loi religieuse, du statut de la femme, l’ont renvoyée à celles de liberté(s), et d’égalité entre les hommes et les femmes. Nous n’en avons pas fini avec ça…

Lorsque nous sommes sortis de l’aéroport, la fatigue aidant, nous étions un peu tendus à l’idée de ne pas trouver de taxi facilement et lui avons, malgré nous, transmis cette anxiété. 

Avec tout ça, arrivés à l’appart, il a fallu la rassurer, expliquer plus en détail, relativiser, et lutter contre la peur et le rejet ; nous comptons sur le pays qui semble vraiment magnifique, et ses habitants, pour nous aider dans cette entreprise. 

Mais maintenant, il est temps d’aller manger…